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L’étranger
Poèmes - Françoise HUPPERTZ
LA SIRENA LLORA Arrodillada sobre un peñón Todavía fresco De polvo de
concreto Su cabeza ha
desaparecido En el cercado
metálico del vecino Y sus lágrimas
secadas por el viento No llegan más Alimentar el mar Que dejó,
pensando Encontrar mejor
en la tierra... Su aleta grande,
ya Deja adivinar un
pie a su fin Mientras que sus
alas de ángel Se deshilachan
tranquilamente ¡Mírala ! Ya, ha perdido
una Y el muñón
emergiendo Forcejea en el
vació Buscando un apoyo
sólido Que la levantará Otra vez Para volver al
mar Con todos sus
tesoros abandonados Después de
milenios ¿Escúchala ! Su murmullo Hoy, se confunde Con el canto de
los pájaros Deleitándose
todavía Con sus últimas
lagrimas sobre la tierra. Arrodillada sobre
un peñón La sirena llora. * LA SIRÈNE PLEURE Agenouillée
sur un rocher Encore tout frais De poussières de ciment Sa tête a disparu Dans le barbelé du voisin Et ses larmes séchées par le vent Ne viennent même plus Alimenter la mer Qu’elle a quittée, pensant Trouver mieux sur la terre. Sa grande nageoire laisse déjà Deviner un pied à son extrémité Alors que ses ailes d’ange S’effilochent tranquillement. Regardez-la ! Elle en a déjà perdu une Et le moignon émergeant Se débat dans le vide Cherchant un appui solide Qui la fera s’élever Une autre fois Afin de regagner la mer Avec tous ses trésors délaissés Depuis des millénaires. Écoutez-la ! Son murmure Se confond aujourd’hui Avec le chant des oiseaux Qui se délectent encore De ses dernières larmes sur la terre. Agenouillée sur un rocher, La sirène pleure. * ODA DIVINA Formo letras, las junto unas por unas Reunión en orden,
desfile en guiñapos Grandes,
chiquitas, comas para tiempos Palabras ondean
dibujando dunas. Desiertos de ideas
o fosas comunas No importa el
lugar, quedaron por tiempos Jirones atados
pero hilos guapos Sonidos heridos
hacia las lunas. Poeta sola de su
alma buscadora Capta sonidos de
la onda lechera Que criará su
vida por los torrentes. Esta agitación,
frenesí humano Que la empuja sin
piedad... ¡estaba antes ! Relee tu onda
poeta, sigue tu mano. * ODE DIVINE Je forme
des lettres, les reforme une à une Assemblage en ordre,
défilé dans le temps Des grandes et des
petites, virgules pour les temps Et ondulent les mots, se
dessinent les dunes. Dans le désert d’idées,
dans la fosse commune Peu importe le lieu,
elles resteront longtemps S’accrochant en lambeaux,
pas mortes pour autant Bribes de sons écorchés,
soubresauts vers la lune. La poète solitaire, de
son âme chercheuse Captera tous ces sons,
tissera l’onde laiteuse Qui nourrira sa vie, pour
les jours de grand vent. Quand cette agitation,
cette frénésie humaine la bouscule sans
pitié....mais ça c’était avant ! Relis ton ode divine poète ; vois où
elle mène. Tulum, Q.Roo, Mexique, 2005 |
![]() L'étranger est paru. Voir sommaire dans le nº22 de la RAL,M. |
design: ©Patrick CINTAS
Numéro spécial
L'ancrage : revue de recherches interdisciplinaires (The School of Arts and Sciences/
The University of Pittsburgh/University Center for International Studies/Center for West European Studies)
&
Revue d'art et de littérature, musique (Le
chasseur abstrait, éditeur - Patrick CINTAS - Venta del Lorquino -
ALFAIX - 04280 Los Gallardos - España):Dépôt légal: AL-44-2004 - ISSN: 1697-7017 - Junta de Andalucía - España