mensuel

tous les 15 du mois

jeudi 11 mars 2010
Revue d’art et de littérature, musique
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait

N'oubliez pas nos amis Haïtiens.

 

 

Prix

du Chasseur abstrait 2010

 

Prix Chasseur de roman

Ahcène Aït Saïdi

pour son récit LES ANGES MEURENT JEUNES

La sincérité et l’intensité - sincérité des sentiments - intensité de l’écriture - concourent à la noblesse de ce récit véridique.

Agé à peine de dix-huit ans et demi, Hocine Aït Saïdi fait partie de l’équipe nationale algérienne de boxe. Sélectionné pour effectuer un stage de préparation en Italie, il est hospitalisé suite à une chute lors d’une séance d’entraînement. L’auteur est son frère. Il assiste au dernier combat de « Houhou », puis ramène le corps au pays. La mémoire envahit alors le récit : « Mais non, Houhou n’est pas mort, il vit et continuera de vivre au plus profond de mon être tant que je serai de ce monde. »

oOo

 

Prix Chasseur de nouvelles

Christiane Prioult

pour sa nouvelle VEILLE SUR LAURA

C’est solidement écrit et composé pour retenir le souffle. 

« Il revenait d’une simple mission de contact qui l’avait entraîné jusqu’à Marseille, et ne portait pas l’uniforme. Sur le chemin du retour, le disque empourpré du soleil, précurseur de la nuit, l’avait incité à une fuite en avant, loin, toujours plus loin, lui faisant oublier la nécessité du repos. La route semblait interminable, s’étirant presque à son insu, dans un combat sans merci avec sa volonté d’arriver. La fatigue qui envahit peu à peu le conducteur, s’il n’y prend garde, et fait de lui la proie de Morphée, le dominait maintenant ; elle était présente, paralysant tout son être. Il soupira inconsciemment. Ses quarante-trois ans commençaient à peser lourdement sur ses épaules. » Un thriller s’ensuit, rondement mené.

oOo

 

Prix Chasseur de poésie

Carlos Barbarito

pour son long poème FUEGO BAJO UN CIELO QUE HUYE

Le souffle ne manque pas à Carlos Barbarito. Ni le sens du rythme.

¿Dónde comienza el mundo ? En
el suave despertar al alba.
En cualquier nombre oído detrás de la ventana.
En los ruidos de los que arman puestos
y ofrecen pescados, frutas, licores.
¿Dónde concluye ? En
el brusco despertar a medianoche.
En el instante en que el último nombre
deja de tener algún significado, cierta resonancia.
En el silencio, feria sumergida.

oOo

 

Prix Chasseur d’essai

Pradip Choudhuri

pour son essai L’EXISTENCE PHÉNOMÉNALE DE JACK KEROUAC - SON INFLUENCE SUR LA CONSCIENCE MODERNE

Voilà un plein d’idées pour l’avenir - par le créateur de la revue PPHoo.

 

« S’il n’y avait rien eu de plus que leurs écrits et si l’Amérique n’avait pas été le pays de la liberté et, de la démocratie, les précurseurs de la Beat Generation, Ginsberg et Burroughs, et leur camarade de tout temps Lawrence d’Arabie, auraient été soit tués, soit achetés, soit bâillonnés, soit exterminés… Les premiers écrivains de la Beat Generation le savaient et ils connaissaient aussi le mécontentement populaire et la frustration qui régnaient dans une large couche de la société et, en particulier, dans les communautés de jeunes. Alors, par leur expérience et l’étonnant pouvoir de leur imagination, ils descendirent dans le monde de la réalité et firent le vœu que tous leurs mots deviendraient réalité. Ils firent le vœu qu’ils ne prendraient comme sujet rien d’autre que leur propre vie et finalement, pour citer de nouveau Kaviraj George Dowden, ils feraient de leur vie un poème, un poème à vie. Ils ont tenu parole et c’est comme cela que toute la génération s’est impliquée dans la liberté et la libre « Beat Generation ».

C’est à ce moment-là que Jack Kerouac, qui avait déjà à son actif plusieurs livres très personnels et, sous certains angles, très significatifs, est apparu dans les kiosques à journaux avec Sur la route, arrière-plan d’une Amérique inconnue, et avec sa connaissance de Céline, de Lautréamont, de l’art poétique de Rimbaud et des surréalistes. »

 

 

*Nouveauté*

 

Au sommaire du RALMag nº 4

 

 La collection au Salon du livre de Paris.

 Les lauréats des Prix du Chasseur abstrait,

 Les auteurs en signature au Salon du livre.

 

20x25 cm. Dos carré collé. 125 pages couleur + CD.
Présentation de la nouvelle collection NOIR
en vue du prochain salon du livre de Paris
avec Valérie Constantin, Gilbert Bourson, Pascal Leray et Patrick Cintas

Abonnement (mai, novembre [nº double], février) : 60 euros.
Le numéro : 15 euros (mai et février) - 30 euros (novembre).
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
Joindre chèque à la commande
Le chasseur abstrait
RAL,Mag
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

PDF - 18 Mo
Nº 1 - texte intégral.
PDF - 100.4 ko
Sommaire nº 2-3

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans le RAL,Mag pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.
Le numéro 5 en mai prochain.

 

 

Le Portail en 10 clics:
1. Éditorial.
2. News.
3. Chroniques.
4. L'éditeur: Le chasseur abstrait.
5. Le portail Internet: la RAL,M.
6. Publication libre.
7. Les périodiques: RAL,Mag et Cahiers de la RAL,M.
8. Les outils de publication et de communication.
9. Salle de Presse.
10. Le mois prochain.

 

 

Édito
Patrick Cintas
Proposez votre édito à la rédaction.
Identité nationale
— travail, famille, patrie à droite
— social, moi, pouvoir à gauche

et la littérature dans tout ça !

Voici un extrait de mon petit essai "Cosmogonies" que l'on pourra lire intégralement ici ou ici.

 

La question du moi
Le rocher de Sisyphe

Il ne faut pas s’étonner si cet essai-préface tourne à l’appréciation politique de la chose littéraire. C’est que le "Tractatus ologicus" est un essai de surface là même où "Aliène du temps" est une remontée des profondeurs. La surface est politique, au moins parce qu’elle est le miroir des comportements et l’objet d’un désir facile à partager, sans ces affectations de vertu qui troublent les eaux du texte sorti de l’imagination par un effort sur soi. L’effort n’est plus exercé sur l’écriture, quitte à lui laisser tout le champ du possible et de l’incohérence ; il consiste plutôt en attentions portées sur la disponibilité de ce qu’on ne peut plus appeler un texte, du moins d’un point de vue littéraire. Tout au plus s’agit-il de la retourne[126] du texte véritable, peut-être "Aliène du temps", qui sous-tend l’arc de l’effort scriptural. Il est toujours plus facile de grimper au mur que de comprendre les forces mises en jeu par les arcs-boutants prenant racine dans la même terre.

De cette terre il est forcément question, de ce qu’elle porte de renoncements, de regrets, de mauvaise conscience et d’amours perdus pour toujours. La terre de Faulkner est difficilement envisageable sans ses esclaves, qu’ils aient été libérés ou non, esclaves rebelles ou soumis des Blancs à la recherche du profit ou esclaves nus des Indiens que leur passé condamne à l’incompréhension. Sans ces esclaves noirs, sans ces Blancs et ces Indiens pour les utiliser, la terre n’est plus la terre et le texte y perd ses lois de composition. L’esclave n’aimera jamais ses maîtres et cette condition en fait l’inévitable traversée du miroir sans tain. On a beau oeuvrer en sa faveur, sa couleur même interdit tout accomplissement de l’idée politique et il ne reste plus qu’à en tirer les conséquences lyriques. À moins de se mettre dans la tête que l’oeuvre doit servir coûte que coûte à quelque chose, et du coup le niveau d’écriture dont je parlais plus haut est affecté de ralentissement et de confusion des genres. Comme fatalité, on ne fait pas mieux. Il est même possible, toujours par effet de miroir, d’être l’auteur d’un texte appréciable au plan littéraire si l’idée consiste alors à retenir l’esclave dans ses chaînes. Ce qui prouve, malgré les vociférations des hâbleurs de la morale, que la littérature n’est bonne que par les qualités de ses textes et non pas par celles, esthétiques, morales, ou philosophiques, de ses idées. Il n’en reste pas moins que la fatalité du terroir est un fait accompli et qu’à moins de voyages étourdissants, il n’est guère possible d’échapper aux tourments de l’héritage et de la tradition. Ailleurs, sur ces terres où Paul Gauguin cherchait son ombre portée, le Blanc et le Nègre, chacun selon son pouvoir, réduisaient l’indigène à l’humiliation et au dénuement le plus total. Et bien des Indigènes ont exercé sur leurs hôtes des prérogatives que leurs propres traditions leur octroyaient sans qu’il fût possible d’en contester le bien-fondé. Les tournoiements d’esclavitude, complexes et sans solution immédiate, commencent le texte à l’endroit même où il était d’abord question d’en finir. Il n’y a pas de déracinés, il n’y a que des causes d’émigration. De cette importance native, le corps du texte s’en trouve changé avant même d’exister littérairement. Il faut alors reconnaître son pouvoir, qu’on l’exerce d’en haut ou de plus bas que terre. Toutes les idées politiques qu’on peut avoir et souvent défendre naissent elles aussi de la terre. Le corps charnel n’est qu’un accident biologique peu équipé pour influencer la pensée autrement que par l’entremise des tares et des leçons de l’éducation[127]. À une époque où la moindre connaissance se propose comme science, née de l’idée scientifique et du hasard des rencontres, il n’est plus aussi facile de pincer une corde pour en tirer l’accord majeur qui porte le chant de bout en bout. Des dénaturations croissantes étagent les perspectives de littérature dans un monde soumis à une connaissance du mal qui reloge l’esprit dans le cadre étroit de sa terre natale, ou de l’idée de terre natale si l’aventure l’a rendue si lointaine qu’elle n’est plus accessible que par le rêve et le témoignage. On devrait, dans ces conditions, se réduire à soi, et disparaître en soi. Mais l’existence a d’autres projets.

 


Lire la suite [...]

 

News
Jamais à court d'évènements.
Cette section peut évoluer dans le courant du mois.
Elle est réservée aux news des auteurs du Chasseur abstrait.
Pour les autres, utilisez notre outil gratuit "Communiqués de Presse".
Nous avons récemment ajouté une rubrique "À l'affiche" pour exprimer nos joies.

 

Le point sur le...

 

Salon du livre de Paris 2010
avec le CRL Midi-Pyrénées

Ce sera la troisième participation du Chasseur abstrait à ce Salon alimenté plus par les polémiques que par une véritable politique du livre. Mais bon…

En 2008, nous avions présenté un choix d’auteurs.

En 2009, nous nous sommes concentrés, avec raison, sur la publication du Cahier de la RAL,M consacré à Haïti, ses écrivains et ses artistes, créant en même temps la collection « LettresTerres » que le jury du Prix Carbet a bien voulu retenir, pour sa sélection, en la personne de l’excellent James Noël et en celle du non moins étonnant Paul Harry Laurent.

En 2010, nous lancerons une nouvelle collection et, vu le nombre d’auteurs à présenter (une trentaine), nous organiserons des signatures.

 

Les signatures :

Le CRL Midi-Pyrénées ne prévoit pas, sur son stand, un espace consacré à cette pratique. C’est que ce n’est pas si facile. Les auteurs du Chasseur abstrait qui souhaiteront signer le feront sur la table que le CRL nous allouera. Il faut donc s’organiser, et ce, dès le 15 janvier prochain date limite.

 

La collection NOIR :

JPEG - 2.8 ko

En 2008, le CRL a organisé pour ses adhérents une rencontre dont nous avons ici même fait le rapport circonstancié. Elle portait sur le livre d’artiste.

Éric Watier, entre autres praticiens, était venu nous expliquer que le livre d’artiste est un livre d’artiste et non pas un livre d’écrivain illustré par un artiste. De plus, le livre d’artiste n’est pas un livre de luxe agrémenté de jolis effets d’encres rares et de pliures aurifères.

Il m’a semblé à l’époque que le message n’était pas passé. Et en effet, j’ai observé sur les étals de soi disants éditeurs de livres d’artiste des livres qui relèvent plutôt du livre-objet, avec des motifs franchement décoratifs, objet-bibelot ne servant à rien d’autre qu’à la manipulation extatique des doigts et du regard. Autrement dit, rien à voir avec le livre d’artistes qui a pourtant ses classiques et même ses contemporains immédiats, comme Éric Watier.

Il n’est donc pas question que Le chasseur abstrait tombe dans cette ornière de vélin et d’encre douce. Le papier qui enveloppe les bonbons est du même acabit. Un livre d’artiste doit demeurer celui de l’artiste, de son projet, de sa vision. Les strass de l’écrivain ont sans doute leurs charmes, mais ils ont l’inconvénient d’éloigner la recherche plastique comme l’insecticide met fin aux copulations aériennes qui constituent l’essentiel de nos printemps renouvelés.

Certains esprits, trop enclins aux Lettres et pas assez connaisseurs des véritables enjeux artistiques (rétiniens ou pas), empoisonnent un débat qui ne devrait d’ailleurs pas avoir lieu et qui pourtant prend toute la place. Qu’on tergiverse sur le livre où s’insèrent les graphismes est une affaire de spécialistes du livre et du texte, et non pas de plasticiens.

Mais le livre d’artiste n’est pas non plus une suite d’images plus ou moins constituées en cohérence, voire en bande dessinée. Il me semble que ce livre d’artiste, qui a près de cinquante ans d’existence, se situe au point de rencontre des arts graphiques et de la performance. Ce n’est pas un catalogue, ce n’est toujours pas une bande dessinée et ce n’est certes pas un objet de luxe (ni un pauvre d’ailleurs). On le multiplie avec les moyens de l’imprimerie, il est bon marché et sa matière ne dépasse pas le prospectus.

Ceux qui ont acquis le RAL,Mag nºs 2-3 ont pu observer les fragments choisis de trois de ces livres :

 la « conduite » d’Hérodiade de Gilbert Bourson, véritable livre d’artiste au théâtre qui servit aux besoins de la représentation ;

 les « miroirs » de Valérie Constantin ;

 et les jeux d’illisibilité de Patrick Cintas qui rejoignent ceux, plus graphiques, de Valérie Constantin, par exemple dans Joie rouge, de Gilbert Bourson, illustrant le texte du poète, mais constituant aussi, et surtout, un livre d’artiste dans celui de l’écrivain.

Ce n’est par hasard que nous créons cette nouvelle collection. On se souvient que le CRL propose de rester fidèle à son attachement à la Chaîne du livre et à ses acteurs, de faire une place claire à la création littéraire et… de s’ouvrir aux autres arts, notamment par le biais du livre d’artiste qui est un livre comme les autres, parfaitement à sa place dans la chaîne, d’autant que, contrairement au livre-objet, qui est le contraire d’une ouverture sur les arts, il est à la fois reproductible et pas cher.

Si donc vous souhaitez participer avec nous au Salon du livre de Paris 2010 :

 vous êtes déjà auteur du Chasseur abstrait et vous souhaitez signer ; il faudra se signaler avant le 15 janvier prochain ; le Salon se déroulera du 27 au 31 mars.

 vous avez un livre d’artiste à publier, envoyez-nous votre projet avant le 31 janvier.

À l’occasion de ce Salon :

 nous créons une collection qui n’est pas une collection de livres illustrés, quelle que soit la manière d’illustrer (pour cela, nous avons déjà la collection ada) ;

 nous organisons des signatures dont il faudra sans doute accepter le calendrier précis qui figurera sur le catalogue officiel du Salon et dans les pages de son site Internet.

 

 

À L’AFFICHE

 

Prix Max-Jacob 2009

JPEG - 53.4 ko

Le Prix Max-Jacob 2009 vient d’être attribué à La cendre des jours de Bernard Mazo. Rappelons que ce recueil enrichi de lavis d’Hamid Tibouchi est paru chez Voix d’encre au printemps 2009.

Bernard Mazo est né à Paris en 1939. Parmi ses derniers recueils, La Vie foudroyée (le Dé bleu, 1999) ; Cette absence infinie (le Dé bleu, 2004) et un essai Sur les sentiers de la poésie (Melis Editions, 2008). Il figure dans de nombreuses anthologies. Pour Jean Orizet, il est un poète qui « élève sa désespérance à la hauteur d’une morale avec du Cioran chez lui ». Alain Bosquet, en 1984, dans le journal Le Monde : « Lapidaire parmi les lapidaires, il arrive à une densité lumineuse que peuvent lui envier bien des poètes célèbres ». Monique Petillon écrit dans Le Monde des livres, à propos de La Vie foudroyée : « Voici une poésie magnifique que traverse une lucidité lumineuse, une tension constante entre parole et mutisme ». Par ailleurs, critique et essayiste, il a codirigé pendant près de dix ans le mensuel de poésie Aujourd’hui poème. Il est Secrétaire général du Prix Apollinaire et membre de l’Académie Mallarmé.

Ton visage
La simplicité douloureuse
De ton visage
Sa douceur préservée
Comment décrire ce miracle ?
Ton visage entre mes mains qui tremblent
Et par ce simple frôlement
Toute la chaleur du monde ressuscitée
Ton visage comme une mouette sur la mer
Mais comment dire cela ?

 

Informations chez Voix d’encre

 

oOo

 

JPEG - 50.8 ko

http://evazine.com/livre17/Default.html

 

Poésie et cie http://delitdepoesie.hautetfort.com/
Revue Nouveaux délits http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/
Photos http://imagesducausse.hautetfort.com/
Gribouglyphes http://ledecompresseuratelierpictopoetiquedecathygarcia.hautetfort.com/
Chez Evazine  : http://evazine.com/cgarcia/cg.htm#cg2
Myspace : http://www.myspace.com/chipunta

 

oOo

 

PDF - 3.5 Mo
Cliquez pour lire la brochure

DjangodOr France 2009

 

Lauréats des Trophées internationaux du jazz

 

PDF - 567.1 ko
DjangodOr - Palmarès 2009

 

Consulter les news sur djangodor.ral-m.com

 

 

oOo

 

Le premier numéro numérique de la revue est paru…

Le numéro 0 de la revue est à présent disponible sur cette page.

Il est au format PDF. Je vous le laisse découvrir :

Incertain Regard N°0

JPEG - 70.5 ko

Le numéro prochain paraîtra en Mai 2010.

La revue consacrera semestriellement l’essentiel de ses pages à l’édition de textes de poésie.

Jean-Paul Gavard-Perret et Cécile Guivarch assurent avec moi la lecture des textes proposés.

Vous pouvez envoyer un choix de 5 à une dizaine de poèmes, inédits de préférence.

Merci d’envoyer 1 seul fichier au format DOC ou RTF.

Ces textes peuvent parvenir par courriels à l’adresse ci-dessous.

http://www.incertainregard.fr/

Hervé Martin

 

oOo

 

JPEG - 49 ko

Le numéro 56 de la revue Traversées consacre un dossier à Werner Lambersy. La suite intitulée « Te spectem », placée sous l’horizon de la mort, introduit – s’il le fallait – à l’écriture de cet auteur, marquée par la brièveté, l’écoute et le silence. Paul Mathieu intitule sa présentation de l’œuvre : « Werner Lambersy ou le désir du désert ». Le lecteur y trouvera des éléments biographiques qui situent l’auteur dans son histoire et une analyse des grands axes de son œuvre, d’une apparente simplicité comme en témoigne cet extrait de Chroniques d’un promeneur assis : 

le canal/ D’eau grise/ Où rêver/ Quand presque/ Rien/ Prend toute la place 

Le dossier critique au centre de la revue rend compte de publications récentes, parmi lesquelles je retiens la présentation par Jacques Cormier de François Cheng. Un Cheminement vers la vie ouverte. Une analyse de Fragments de Gérard Paris et de Miracolo – Maritée de Jacques Kober, par Jean-Paul Gavard-Perret. Une chronique des revues est également proposée. Parmi les autres auteurs retenus dans ce numéro, je remarque un texte de Laurent Fels qui pousse jusqu’à une « Limite », dans les deux extraits proposés, la simplicité de Werner Lambersy. Marie Sagaie-Douve.

 

oOo

 

Université de Gabès
Institut Supérieur des Arts et Métiers de Gabès
Département d’Arts Plastiques

GIF - 47.1 ko

APPEL A COMMUNICATION
 
Le Département d’Arts Plastiques de l’ISAM de Gabès organise, en partenariat avec l’Institut Français de Coopération (IFC), un colloque international intitulé : Le Regard. Ce colloque se déroulera du 4 au 6 mars 2010 à Gabès (Tunisie).

PDF - 15 ko
Gabès - Programme

 

Chroniques
Évitons le dithyrambe propre aux Bosse-de-Page
et chroniquons ce qui mérite de l'être.
Proposez vos chroniques à la rédaction.
Livres.
Expositions.
Concerts.

Quelques chroniques dans les jours qui viennent à propos de Jean Orizet, Bernard Mazo, Gaston Massat, etc.


Lire la suite [...]

L'éditeur
Seul lien LITTÉRAIRE entre l'auteur et le libraire.
Les nouveautés du Chasseur abstrait et autres considérations.
Le Chasseur abstrait est une maison d'édition déclarée au RCS comme eurl au capital de 2000 euros. Son gérant est. La directrice de la fabrication .

Voici 4 pages qui décrivent sans ambiguïté cette maison :
 Publier chez Le Chasseur abstrait.

 Pourquoi le Chasseur abstrait?

 Les choix du Chasseur abstrait.

 Collections et manuscrits.
Le Chasseur abstrait tend à créer un collectif d'auteurs capable d'exprimer une activité éditoriale sur la seule base de leurs oeuvres respectives, sans objectif théorique commun.  Catalogue du Chasseur abstrait  ici

 

Catalogue du Chasseur abstrait Notre librairie Amazon

 

Nouveautés

 

 

Parutions du mois de février:

 

JPEG - 13.3 ko

« Pourquoi des vers ? » Pourquoi des mots. Affutés comme des armes, précis comme des engrenages, surprenants comme des révélations.

Parce que, inexplicablement, l’homme est le roi de son destin, de ses hantises et même de ses fugitifs bonheurs, pourvu que les mots en les transfigurant les rendent supportables, en les faisant passer vers cet autre mode de sentir et de plonger dans l’être que, faute de mieux, l’on nomme poésie. Ce que disait Edmond Rostand à propos du soleil, on peut le dire à propos de la poésie, « sans qui les choses ne seraient que ce qu’elles sont ». Les mots, ces fleurs de l’esprit, peuvent pousser même de la boue du quotidien et en faire une musique.

Et parce que, en nos temps d’incertitude, la rigueur est plus que jamais l’étincelle qui peut faire jaillir de l’indicible l’illumination poétique, certains ressentent le besoin des contraintes de forme qui obligent à plonger toujours plus profond dans le sens. Tel ce naufragé qui lime, qui rime son évasion, qui « passe en passager, comme la brise sur les blés », à travers le monde ambigu et son destin d’homme, semant ses mots comme des fleurs, pour faire de ses souvenirs et de ses instants de grâce ou d’horreur ces moments purs où s’arrête le temps, le temps d’un poème et de son intemporelle irradiation à travers les racines de l’être.

Comme le dit de lui Laurent Terzieff, « chaque poème est un vertige maîtrisé par le pouvoir des mots. Monsieur Leroux est un vrai poète à la recherche de quelque chose d’innomé, de quelque chose d’incommunicable, mais que l’on arrive à communiquer quelque fois par le filtre de la poésie, et qui n’est pas réductible à la rationalité. »

Entrons dans ce « pays d’oubli » où le mot dévoile et délivre.

Pascale Bourgain
professeur à l’École des Chartes
spécialiste en poésie médiévale

 

TRISTAN LEROUX
Chant de la lime sur les barreaux.

JPEG - 18.7 ko
PDF - 505.8 ko
Extrait

 

JPEG - 10.8 ko

Mardi soir.

Seule. Encore un soir dans une chambre d’hôtel à penser à toi. Toi qui m’a accompagné toute la journée alors que notre guide nous faisait visiter la ville pour les repérages de demain. Toi que j’imaginais me sourire au détour d’une rue. Toi que je reconnaissais parfois dans la foule. Je suis si heureuse de faire ce reportage, d’incruster sur pellicule ces traces de toi que je suis seule à deviner. Toi que je voudrais encore sentir blotti contre moi. Abandonné, tout à moi. Ce soir, c’est moi qui me sens abandonnée, seule, désespérément seule. Avec cette absence au creux de mon ventre qui me poignarde et m’empêche de trouver le repos. Je ne peux pas dormir. Je vais prendre un cachet. Ou plutôt deux car un seul ne me fait plus d’effet. Je vais fermer les yeux et penser à nous. Si fort que tu vas me rejoindre, t’étendre à mes côtés, rapprocher tes lèvres de mon oreille, tendrement de ton index dégager les cheveux qui la couvrent et me murmurer nos moments heureux.

DIDIER DAGUE
Rêves de femmes

JPEG - 29.2 ko
PDF - 1.1 Mo
Extrait

 

JPEG - 9.6 ko

Il y a aussi, dans le quartier de Lecoutrac où se trouve l’épicerie, deux mamies qui y habitent. Ce sont réellement des personnages. A tel point que je leur ai dit : " Vous mériteriez d’avoir chacune votre statue. " Elles m’ont répondu, malicieuses : " Oui, pour servir d’exemple aux générations futures ! "

J’ai tout de suite pensé à une statue dans le style de celle d’Asnières. Tu te rappelles ? Tu tenais absolument à ce qu’on allât vois là-bas une pièce de théâtre ; c’était une création à partir des lettres de Tchékov (et tu as bien eu raison d’insister pour qu’on la vît, j’en garde un très bon souvenir). En sortant de la salle on avait vu une sculpture étonnante, très juste dans ce qu’elle voulait représenter. Il s’agissait de de-Gaulle et de Malraux ; ce dernier expliquant quelque chose au Général. Malgré nous, on avait tendu l’oreille pour essayer de comprendre… La statue des mamies serait dans ce réalisme-là. Il faudrait l’ériger à côté du magasin, après la petite rue qui descend, en face du cinéma. C’est là qu’il y a le "Café Central" dont je t’ai déjà parlé (M. Houmidoubar). Il y a une terrasse très étalée, et très fréquentée aux beaux jours. Nos mamies y sont constamment dès que le soleil paraît. Elles n’y vont pas pour boire, non, plûtot pour discuter, mater, faire les commères : parler d’untel en bien (ce qui est rare), le plus souvent dire du mal de l’autre, pester contre la jeunesse, dénigrer la modernité, mépriser tout ce qui bouge trop vite, trop fort, trop haut, et trop souvent. L’une de ces mamies est surnommée Mamie-Néné. Rien à voir avec des lolos en bonne et due forme : c’est un raccourci familer de son nom de famille. Bref, c’est elle que je préfère. Elle est assez marrante. Elle se promène toujours avec ses chiens. Deux petits chiens. Caniches or something like that. Ils font pour ainsi dire partie du personnage. C’est une extention de personnalité. Les enfants jouent avec. Parfois ils grognent, mais ils ne sont pas méchants. C’est juste pour s’amuser à faire peur. Alors Mamie-Néné les rabroue en gascon : " N’es pas braï, milo dious ! Qué soun pecs aquelos cans, ou qué ? "

 

ABEL BOURGUET
Rien du tout gascon

JPEG - 29.3 ko
PDF - 894.8 ko
Extrait

 

JPEG - 8.9 ko

Le concours Le fleuret poétique de Midi-Pyrénées est géré par l´association Chant Poésie Étoile de l´aube. Son but est de rendre hommage à l´art. La poésie sous toutes ses formes : contée, chantée, lue. Elle a été fondée par madame Marie Soumeillan en avril 1998 et a apporté, par l´intermédiaire de la poétesse, son soutien à la manifestation annuelle Salon de la poésie, d´abord dans le cadre du « Printemps des poètes » à Villematier. Association Chant Poésie Étoile de l´Aube - 241, route de Raygades - 31340 Villematier.

L’anthologie 2009, éditée par Le chasseur abstrait, est disponible chez l’éditeur. Joindre un chèque de 38 euros (port compris) à la commande.

Le fleuret poétique
de Midi-Pyrénées 2009

JPEG - 74 ko
PDF - 21.6 Mo
Extrait

 

 

Parutions du mois de janvier:

 

JPEG - 11.1 ko

Né à Pavillons sous Bois (Seine-saint-Denis), Pascal Leray développe un « programme » poétique autour d’un mot, le signifiant « série ». Au sérialisme de Darmstadt, il tente de répondre par des « structures sérielles dérivées » et par une « histoire sérielle du signifiant série ».

Tant que l’oeuvre de Pascal Leray demeurait inédite à cause d’un monde éditorial voué au commerce et à ses usages, on ne pouvait guère en mesurer l’ampleur qu’en se rendant sur l’Internet pour explorer les "forums" où cet excellent écrivain allait jusqu’à manger de l’homme. Puis il se mit à développer dans la RAL,M une activité créatrice originale et d’une exceptionnelle maîtrise. Depuis peu, Le chasseur abstrait a entrepris de publier ces livres tous hors du commun et surtout capables d’explorer le langage sous toutes ses formes : roman, poésie, théâtre, musique, chant, peinture, critique, etc. Un pareil effort sur le Monde est autre chose qu’une simple palette. C’est une oeuvre. Et comme cet homme sait jouer de son visage et de son rire, ces textes proposent une sérieuse physionomie de la littérature avec des échappées d’un humour parfaitement ravigotant.

 

PASCAL LERAY

 

JPEG - 15.1 ko
PDF - 1.6 Mo
Extrait

Le sens des réalités est un bien précieux qu’il faut savoir garder en toute occasion. Je connais des gens de di ?érents milieux qui l’ont perdu récemment. Et pas des gens fragiles ! Des gens respectables, en pleine possession de leurs moyens. Sans doute ces gens pensaient-ils exercer un contrôle infaillible sur chaque parcelle de leurs esprits. Ce temps est fini – pour eux en tout cas. Ils ne savent plus même l’heure qu’il est, le temps qu’il fait : l’esprit constamment orageux, la pensée ne fait que bégayer. Ils ne parviennent plus à articuler les termes d’une réalité constante, persistante, durable et cohérente, leur rêve d’autrefois. Parfois, je me dis que tout pourrait peut-être s’arranger avec le temps mais l’exode de la raison se poursuit. La perte de la raison est un voyage qui se prolonge indéfiniment et qui amène sa clientèle abusée en divers points qui se ressemblent tous sans se rejoindre de façon convenable. Personne ne les rejoindra, ce qui me rend triste.

oOo

JPEG - 25.8 ko
PDF - 244.9 ko
Extrait

L’interrogatoire est minutieux, méticuleux. Il draine une énergie invraisemblable. À des moments, le meurtrier ne s’entend plus répon-dre. Il prononce des mots réflexes aux questions des policiers qui ne comprennent pas grand-chose à ses réponses. Il ne sait pas combien de jours il a déjà passé dans cet hôtel mais, dit-il, il y a eu « plusieurs nuits par jour » et il essaie peut-être d’expliquer ces nuits multiples à son auditoire mais les deux hommes de loi ne comprennent rien à rien et agitent les bras régulièrement, quand ils entendent des paroles aber-rantes et suspectes. Le meurtrier s’égare dans le détail des nuits liquides, sinon des pluies de nuit, de ces autres qu’on dit pulvérines, qui peuvent causer des asphyxies momentanées et des décharges d’hallucinations, sans même parler des nuits acides, corrosives pour la peau. « Est-ce là la raison de cette altération constante mais irrégulière de votre visage ? »

oOo

JPEG - 26.2 ko
PDF - 279.9 ko
Extrait

C’est dans des pyramides urbaines et dans des cinémas an-tiques qu’on a éprouvé les premiers syndromes de mort. Je hurlais au-dehors de toute lumière à cette heure et j’avais presque perdu le sens des réalités. Je me disais : « Dévaste, dévaste – et tout ira mieux ». Le huitième cercle de l’enfer m’ouvrait les bras. […] Ce n’était que le prélude à d’autres catastrophes : j’avais un cou curieux qui me rendait furieux et fou, j’étais partagé entre le cholère et la colère, je devais encore prendre un train pour Iglotoir ! Train qui est devenu mon o ?ertoire. J’entrais dans le treizième hiver du tableau qui m’avait frappé, bouleversé, Avec l’arc noir. Ses images n’en finissaient pas de muter, esquissaient des bestiaires et des pastorales obscènes. Un calibrage complet de ma machine mentale me semblait nécessaire. Je prenais des notes mais elles n’avanceraient en rien. Un carnet aphasique, au final, résulterait de ces essais institués à la lumière de l’abat-jour. Une tonne de nuit s’est abattue sur moi.

 

Chronique de Charles Hectorne

Page Pascal Leray

Et téléchargez gratuitement UNE SÉRIOGRAPHIE.

 

JPEG - 15.1 ko

Comme les kangourous, mère possède une poche. Tu y logerais
le bocal à poissons et donnerais un coup de pied pour la crever.
L’eau sortirait avec le sang.
Elle te serre sur son ventre, le petit ange te voit.
Tu sais que l’ange a vu.

À cause du soleil, on a tiré les volets. Sur la table, une poule rôtie.
Couronne de riz. Tu vois les deux places vides.
Grand-mère t’apporte une boîte de cubes. Un garçon en habit
bleu joue au cerceau. De l’autre côté, une fille en robe rouge
saute à la corde. Et les arbres ont la même couleur.
Le vin a une couleur sombre. Tu en remplis ton verre.

Pâle lumière, parle une voix. On cherche à te vendre.
La terre imite une toupie. Au fond d’un puits, tu tombes.

 

MARIE SAGAIE-DOUVE
À distance.

JPEG - 92.1 ko
PDF - 4.1 Mo
Extrait

Espace de Marie Sagaie-Douve

 

une autre nuit
 
étendu maladroitement sur mon lit
en lisant à haute voix Bukowski Adonis ou Khayyam
de ma fenêtre la poussière tisseuse assidue habillait( les feuilles blanches éparpillées les mots mornes
les émotions fiévreuses devant l’effigie décadente du cimetière
les boîtes de bière qui servent
j’imagine encore le cœur innocent
de cendrier pour les moribonds
les cigarettes fumées seulement à moitié
qui brûlent encore pendantes aux lèvres des pendus
sous le regard attendri des araignées)
de poésie
étendu sur mon lit le tumulte des idées noires
qui chaque soir
avec une tendresse piégée
me tient malicieusement en vie
narguant le dédain des femmes
en lançant à leurs cœurs des mots de feu
 
à ma façon j’aime secrètement à la folie

et je déteste verbalement toujours à ma façon
solitaire
lire à haute voix Bukowski Darwish ou Khayyam

 

SAID ESSANI - NOUVEAUTÉ
Les émotions impures.

JPEG - 14.6 ko
PDF - 151.9 ko
Extrait

 

 

Parutions du mois de décembre:

 

JPEG - 2.6 ko

Je vis. Je meurs. Je meurs ! Je vis ! Que de vies ! Que de morts ! Des petites, des grandes, des lentes, des sûres… Je vis. Je meurs. Que d’envies, que d’humeurs ! Des vies, des morts rêvées… Pour trinquer, nous trinquons. Je lève le coude et le poing. Toujours les mêmes barriques, les mêmes barricades. A la Vie ! A la tienne ! A la mienne ! Quand la coupe est pleine, les débordements… La fameuse goutte ? Le vase de Soissons… Un soldat, un roi… Un vase d’argent cabossé, une caboche fendue… Une bonne soupe de clovisses1 ! Ta récitation ? Par cœur, m’man ! Mort, j’appelle de ta rigueur, Qui m’as ma maîtresse ravie, Et n’es pas encore assouvie Si tu ne me tiens en langueur : Onc puis n’eus force ni vigueur ; Mais que te nuisoit-elle en vie, Mort ? Deux étions et n’avions qu’un coeur ; S’il est mort, force est que dévie, Voire, ou que je vive sans vie Comme les images, par coeur, Mort ! François Villon. Dors, maintenant.

La vie sans la mort ? Je n’ose pas y songer. Ni fin ni cesse aux frais de la princesse… Je suis né avec les fers, dans les fers… On le tient par la crépine ! Je vins, je vis, je vaincs ! Je claque la porte du temple d’une vénus en cloque sans mes cliques, sans mes claques… Je décanille crâne et pieds nus. A la Mort ! A la mienne ! A la tienne ! Je suis mort avec les fers, dans les fers… On le tient par la barbichette ! Je laisse au moins offrant mon bonnet phrygien, mes grolles à bascule –attaches de corde, semelle d’olivier-, mon guenillon rapiécé par les cousettes d’un opéra buffa, ma musette en accordéon, mes lames et mon tire-bouchon branlants dans le manche, ma plume d’oie Waterman, mon masque à domino, mes bésicles d’écaille, mes carnets de vadrouille, mon bâton de pastour2, mon fidèle baladeur, ma bibliothèque d’Alexandrie, quelques pastels de Rosalba3, mon dictaphone, le dictamen de ma conscience… Au royaume des taupes, je n’emporte qu’un drap mûr. A la Vie et à la Mort ! Des nôtres ! Des vôtres ! Des leurs ! Tchin-tchin ! Santé ! Santé ! Jusqu’à quand, nom d’une pipe d’écume ? Mystère et boule de gomme, je te chamboule. Ni vu ni reconnu, je t’emberlificote dans des miséricordes à noeuds !

 

ROBERT VITTON - NOUVEAUTÉ
Les erres du temps
bientôt chez Le chasseur abstrait.

En attendant, visitez la page suivante :

Page Robert Vitton

 

JPEG - 2.3 ko

Brelan de clefs à l’aplomb de l’occiput -, retenu en l’air par une ficelle élimée, un trousseau discord tintinnabule à l’envi. La clef solitaire, très exactement placée au long de ce crâne brutal, en lui ?même engoncé, est-elle la bonne ?

Un pan de rideau aux replis calculés voile et dévoile une colonne à demi obscurcie. Le livre des rôles est ouvert, la réplique placardée. Mais qui a jeté une faucille rouillée en travers des feuillets ?

Le vin, le vin, l’esprit a pétillé en ce cône de cristal. Choisir la savante et double rosette enserrant un clou tors ou le fondant de la rose-pompon ? Le verre est vide. Informe, insonore, sans couleur, il ne nous reste qu’un petit caillou, - scrupule.

JPEG - 27.5 ko
Bientôt chez Amazon.fr

Visitez la page de Serge Meitinger :

Page Serge Meitinger

 

JPEG - 18.8 ko

L’abandon et la désolation font à présent tomber sur ce village fantôme une sorte de malédiction qui contamine gravement toute l’atmosphère jusqu’à la lumière diurne. Quatorze heures à peine et on dirait que le voile nocturne tombe pesamment sur nos interrogations.De mystérieux reproches nous sont adressés par les murs décrépis de toutes ces maisons tombées en déshérence ; par les quelques bouses de vache qui se détachent de l’asphalte comme des galettes trop cuites. Le désœuvrement aidant, je me mets à caresser les rails polis par les infatigables frottements que leur font subir les roues métalliques du locataire des lieux. Contact épidermique qui fait dissoudre mes chairs dans cette innommable matière composite. Nous sommes convaincus maintenant que tout en ce territoire mythique semble nous tendre ce piège du voyageur à la croisée des chemins, celui-là qui hésite sur la direction à prendre et qui sait pertinemment qu’il ne pourrait jamais toutes les emprunter. Et quand bien même les emprunterait-il toutes, il en demeurerait toujours une qu’il lui faudrait inventer. Moi aussi, devrais-je me courber et adresser une prière aux âmes réfractaires ? Celles qui se sont désolidarisées de la chaîne humaine ? Jadis j’écoutai volontiers ma terre ancienne quand un matin elle se fut ouverte en un déchirage aussi harmonieusement exécuté que la frondaison de la main.On me fit ouvrir certaine fois cette même main pour m’y faire lire les lignes de vie.On me dit qu’elles furent inégales,frondeuses et noueuses quand elles ne prirent pas tout bonnement l’aspect de mon champ en ses nombreuses anfractuosités.Ma main fut mon champ de bataille, ma guerre première. Elle fut pleine de fourrage,de verdure ; elle se prélassa dans mes ruisseaux à l’eau fratricide. Je plaquai mon oreille et entendit un geignement, pareil à celui-là. Ma terre se fractura et se mua en autant de frontières,de rivages inabordables.Je criai mon amour qui se fit perdre, puis répéter à l’infini. Mon amour me revenait amplifié ; il partait et revenait tel un boomerang qu’on n’attendait pas de recevoir en pleine figure. Je riais à me torde. Je riais de cet amour infidèle et empli de concussion.Revenu à la source,je ne m’appartins que lorsque je fus animal, et que j’hurlais au loup au milieu de mes chèvres philosophes.

JPEG - 26.3 ko
Bientôt chez Amazon.fr
PDF - 311.2 ko
Extrait

Visitez la page de Nacer Khelouz :

Espace d’auteur : Side effects

 

JPEG - 8.1 ko

Voir ta main abattre la chaleur
me garde éveillé
et la détresse des saluts
nous changent
L´idée de l´autre et ses dégâts
excitent
notre faim de douleurs et de baisers

Je suis sans défense
un condom sec étrangle mon utilité
Dans sa bouche
le temporaire comme une incarcération de force

Nous sommes sortis des toilettes
sans rien laisser

transparaître

JPEG - 17.1 ko
Bientôt chez Amazon.fr
PDF - 720.2 ko
Extrait

 

 

Parutions du mois de novembre:

 

JPEG - 15.7 ko

La poésie d´Hanétha réveille en nous cette ardeur que nous avons perdue. Elle nous dit le monde dans une langue recomposée, modelée, bigarrée, réinventée, contestée, chamaillée et, somme toute, proche de ce qui nous manque aujourd´hui : la Parole tentaculaire. Un livre qui nous parlera longtemps. Parce qu´il s´agit d´une parole-projectile, celle d´Hanétha Vété-Congolo. - Alain Mabanckou.

Mot et Parole, voilà les termes clés qui président au geste générateur par lequel Hanétha obéit à l´impératif d´établir le lien qui l´installe dans le monde, qui lui permet de le saisir, de l´appréhender, de le nommer. Pour elle, le mot n´est pas seulement une suite de sons ayant un sens, mais il revêt une dimension fondamentalement « matricielle » où nous nous aventurons à découvrir une sorte d´identi ?cation bien féminine reliée à la capacité potentielle de toute femme à engendrer. - Laura López Morales.

JPEG - 81.6 ko
Image de couverture : Pearls de Elise Ansel

Tantôt simple et familière, tantôt érudite et remplie d´allusions classiques, de ré-férences historiques, de proverbes, de chansons populaires traditionnelles, la poésie de Vété-Congolo, nourrie d´une vision intérieure, glisse sans heurts d´un registre à l´autre, et même d´une langue à l´autre. Lexique et images suivent le même modèle, passant de la nature au quotidien, du monde de tous les jours à la mythologie classique. Avec une aisance saisissante elle entremêle les langues, tissant ou plutôt, dirions-nous, « métissant » français, créole, anglais et espagnol. - Elizabeth (Betty) Wilson.

PDF - 570.8 ko
Extrait - Avoir et Etre

 

JPEG - 8.8 ko

[ … ] Un cri à égorger l’aube retentit dans la nuit glacée. Max se tint coi, l’œil rivé sur le silence dé-sordonné qui s’en était suivi. La nuit frémissait, toute respiration dehors, peuplée d’êtres invisibles qui furetaient dans les décombres.
Il venait d’écrire de fort belles pages. Il était content, fatigué, exalté, et tremblant comme la lumière vacillante de sa lampe de fortune, une lampe à pétrole ra ?stolée à la hâte, quand il s’était agi d’avoir de la lumière pour écrire depuis les restrictions intervenues quelques jours après les premiers bombardements. La terre tremblait régulièrement la nuit, il entendait le siffement des bombes, l’impact sourd, lointain, mais puissant au point de faire trembler la maison, ce modeste pavillon entouré d’un jardinet hérité de ses parents. Il y avait trouvé refuge dès les premiers jours du conflit. On ne l’avait pas mobilisé. Une tuberculose insidieuse le tenait à distance. On n’avait pas voulu de lui.
[ … ]

La question du vivre ensemble, la question de la communauté, la question éthique ont une importance cruciale pour moi. Ces questions sont toutes portées par la question de l’écriture : que veut dire produire du sens et comment le rendre sensible ? Entre mathème et poème, il y a place, je crois, et c’est toute l’ambition de mes essais, pour une pensée rig-oureuse et aventureuse à la fois qui ne se referme jamais sur des réponses définitives. L’amour de la vérité et la vérité de l’amour, portés par la liberté : voilà qui pourrait être le centre de mon questionnement.

PDF - 349.8 ko
Extrait - A Voix Presque Nue

 

JPEG - 9.2 ko

Poète aux îles multiples - Avec Les îles en accents aigus, Anderson Dovilas nous propose par la magie de ses images, la musicalité de ses vers, une complicité avec le perpétuel dédoublement des îles qui l´habitent et qu´il habite à son tour comme par réciprocité.

Le caractère insulaire de ce recueil n´échappera pas au lecteur, poésie où chacun est une île et chaque île une autre, poésie où les îles crèvent d´amour sans accent, sans acte de sang qui circonflexe le quotidien du poète, à aiguiser à bras ouverts des phrases en liquéfaction. - Fred Edson Lafortune, auteur de « En nulle autre » - Le chasseur abstrait éditeur

JPEG - 19.6 ko
PDF - 214.8 ko
Extrait - Les îles en accent aigu

 

Publier
chez Le chasseur abstrait ?

 

Que publions-nous ?

Des écrivains, pourvu que, dans le « créneau » où ils ont choisi de s’exprimer, ils excellent : de la chanson à la poésie la plus difficile d’accès, du roman traditionnel aux compositions complexes de la modernité, de la réflexion pragmatique aux pensées les plus aventureuses - nous n’avons de limites que le talent et l’honnêteté intellectuelle.

Des artistes de tous poils, impressionnistes ou conceptuels, - des musiciens dans la tonalité ou ailleurs...

Nous ne perdons jamais de vue que nous sommes d’abord des internautes et que la création commence pour nous dans le cyberespace. C’est notre manière d’être modernes et d’éviter les conséquences désastreuses des pratiques éditoriales abusivement centrées sur le commerce à tout prix.

 

Nos critères de choix

Nous ne publions pas à compte d’auteur ni à tour de bras.
Inutile donc de nous proposer des « affaires en or »
ni de perdre patience.

 

Vous écrivez, ce qui ne vous distingue que d’un tiers des français,

vous souhaitez publier vos livres,

vous vous trouvez donc dans une de ces trois situations :

 

1- Vous développez une œuvre littéraire.

Le chasseur abstrait peut devenir votre éditeur. 

Vous participez activement au site. Vos livres s’organisent, au fil d’un travail soigné, en un ensemble qui montre l’oeuvre et que Le chasseur abstrait peut donc présenter aux institutions susceptibles de vous aider à continuer ainsi qu’aux libraires spécialisés.

On aura compris que cette activité éditoriale limitée à quelques auteurs constitue le fleuron de la maison. Nous profitons pleinement de cette espèce de caution. Par ses exigences et son aventure, elle nous rapproche des institutions et des libraires dont nous avons besoin pour affirmer notre raison d’être.

Vous signez un contrat d’édition dont voici le modèle : 


 

2- Vous souhaitez publier à compte d’auteur ou en autoédition.

Le chasseur abstrait n’est pas fait pour vous. Pour éviter de vous prendre les doigts dans un compte d’auteur, vous avez intérêt à vous adresser aux spécialistes de l’autoédition : Le manuscrit, Publibook, Edilivres, InLibroVeritas, Lulu, etc. L’intervention de ces éditeurs se limite en général à la mise en page, la correction, la couverture (ce qui est déjà beaucoup), mais ils peuvent aussi vous proposer une diffusion, voire une distribution. Leurs prestations sont à la carte. C’est à vous de jouer alors sur le terrain. Si vous avez une âme d’entrepreneur, n’hésitez pas. Recherchez d’abord les conseils éclairés des auteurs qui réussissent dans ce domaine difficile. Mais surtout, ne vous endormez pas sur vos lauriers : il pourrait vous en coûter cher. Notons que cette « formule » se développe heureusement au détriment des éditions à compte d’auteur qui relèvent presque toujours de l’arnaque. Pour qu’il y ait édition, il faut un travail éditorial. Ce travail ne peut être assumé que par vous-même (autoédition) ou par un éditeur (contrat d’édition) qui s’engage clairement à respecter les règles de sa profession (voir ci-dessous).

 

3- Vous recherchez un contrat à compte d’éditeur.

Ce qui est parfaitement légitime… Mais votre manuscrit ne nous paraît pas pouvoir apporter du nouveau dans notre « écurie ». Dans ce cas, nous vous proposons un contrat d’édition qui diffère du premier sur deux points :

- la cession est limitée afin de vous permettre de rompre le contrat en cas de proposition plus intéressante pour vous ;

- nous vous demandons d’acheter 30 ou 40 exemplaires ; nous nous chargeons évidemment du travail de correction, de la maquette, de l’impression, de la diffusion, de la distribution dans les mêmes conditions que le contrat ci-dessus.

Avantages :

- Vous vous épargnez le dur travail du terrain. Beaucoup d’auteurs reviennent de l’aventure autoéditoriale avec les stigmates de l’échec : économies fondues, stress du vendeur qui ne vend pas, etc.

- Vous avez vite fait d’amortir votre investissement (autour de 600 euros) en vendant vous-même les quelques exemplaires que vous avez achetés.


Dans les deux cas, Le chasseur abstrait agit dans le respect des règles de la profession d’éditeur. Nous ne travaillons pas depuis des années, Valérie Constantin et moi-même, pour céder à la tentation du « matelas » qui consiste à faire payer les uns pour publier les autres. Si l’auteur s’engage dès le premier écrit dans un marché qui ne le publie pas et en profite pour lui casser sa tirelire, l’éditeur de création n’en est pas moins sujet à occasion de déposer le bilan. 

 

D’où nos principes fondamentaux :

- L’auteur confirmé signe un contrat d’édition sans avoir à payer quoi que ce soit. Le chasseur abstrait est entièrement responsable de l’édition de ses livres et bénéficie d’une cession illimitée des droits.

- L’auteur moins confirmé (à nos yeux) signe le même contrat d’édition avec une petite différence : il achète quelques exemplaires, consentant ainsi à soulager sensiblement la responsabilité du Chasseur abstrait qui renonce à la cession illimitée des droits.

- Les autres peuvent consulter les prestations de service des imprimeurs, publieurs à compte d’auteur et prestataires de l’autoédition. Inutile de nous proposer des manuscrits dans ce cas.

 Voilà qui est clair.

 

Nos conseils :

- Vous êtes un auteur confirmé (ayant publié ou pas)  ? Alors n’hésitez pas à nous contacter. Nous sommes des passionnés de littérature, notre expérience le prouve allègrement.

- Vous ne l’êtes pas  ? Alors vous devrez nous acheter quelques exemplaires de votre ouvrage, ce qui ne changera rien à notre gnaque, car si nous décidons de publier votre ouvrage, c’est que nous y croyons.

- Sinon, n’envoyez rien.

 

Derniers points :

- Nous ne publions en moyenne que deux livres par mois. Nous ne pouvons donc pas publier tous les manuscrits qui nous sont proposés.

- Nous prenons le temps de lire les manuscrits.

- Nous n’imprimons ni ne diffusons des ouvrages que nous n’avons pas choisis.

- Notre numéro de téléphone : 06 88 13 62 43

 


En France, éditer c’est :
(Extrait de la charte des éditeurs)

· Choisir ses manuscrits dans le cadre d’une politique éditoriale.

· Être responsable des ouvrages que l’on publie. Garantir à l’auteur, qui l’accepte, un travail éditorial visant à assurer la qualité du manuscrit et à l’inscrire dans le cadre d’une collection, d’un catalogue.

· Être responsable de la mise en forme graphique et du suivi de fabrication du livre.

· Travailler à compte d’éditeur, ce qui implique la signature, avec l’auteur, d’un contrat à compte d’éditeur, prévu par le Code de la propriété intellectuelle ; Rémunérer l’auteur selon le pourcentage prévu par le contrat signé préalablement, calculé sur le prix public du livre, et ce dès le premier exemplaire vendu. Une rémunération forfaitaire peut être négociée dans les cas prévus à l’article L131-4 dudit Code.

· Attribuer un numéro d’ISBN à chaque ouvrage que l’on publie et satisfaire aux obligations du dépôt légal.

· Publier et mettre à jour régulièrement un catalogue de ses productions, et le distribuer auprès des réseaux appropriés (librairies, bibliothèques, particuliers).

· Disposer d’un système de diffusion-distribution organisé pour la vente en librairie de ses ouvrages, le plus large possible et a minima régional.

· S’engager à promouvoir ses ouvrages par le référencement dans les bases bibliographiques et commerciales, par l’envoi d’informations aux médias et aux réseaux concernés, par la présence dans les salons du livre et autres manifestations professionnelles ou par tout autre moyen de communication et d’animation.

· Fixer et imprimer, en conformité avec la loi du 10 août 1981, sur chacun de ses ouvrages, le prix de vente au public. En situation de détaillant, appliquer une remise maximum de 5% pour la vente aux particuliers et de 9% pour la vente aux collectivités (loi du 18 juin 2003).

· Respecter les usages de la profession dans les relations avec les auteurs, les autres éditeurs, les circuits de diffusion et de distribution, les libraires et les bibliothécaires.

 

 

Le portail Internet
LE CHANTIER
Numéros spéciaux
Espaces d'auteurs
Textes et Prétextes
Publication libre
Proposez vos textes, oeuvres plastiques et sonores à la rédaction.
La RAL,M commença le 1er avril 2004 par être une simple revue en ligne chargée, comme mille autres, de publier les refusés. Chemin faisant, elle est devenue le Portail du Chasseur abstrait. Entre temps, cette maison d'édition s'est donné pour tâche de diffuser les auteurs qui le souhaitent.


On a vite distingué ceux qui déclarent tenter l'aventure totale - publier une oeuvre - et ceux qui ne souhaitent pas aller plus loin qu'une publication ponctuelle. Les premiers, nous avons mis à leur disposition un outil complet : publication des livres "en papier"; collaboration active au site (articles, espaces d'auteurs, numéros spéciaux, blogs personnels). Aux seconds, nous leur avons demandé d'acheter quelques livres pour pallier le manque d'engagement et de participer presque librement au Portail du Chasseur abstrait.

Autrement dit, deux types de contrats: l'auteur cède ses droits et s'engage moralement à publier une oeuvre complète - rien ne lui est demandé, sauf de participer le plus activement possible au Portail;

l'auteur ne cède ses droits que pour un an et il s'engage à acheter quelques exemplaires de son livre, ce qui ne le prive en aucune manière des outils mis à sa disposition par le Portail.
Voilà comment nous travaillons. On ne peut pas être plus clair. Et avec beaucoup de travail, on sera de plus en plus efficace.

Voir [Collections et manuscrits] pour de plus amples explications.

Lorque vous envoyez un manuscrit (livre ou article), veuillez précisez dans quelle collection vous souhaitez être publié ou dans quelle rubrique du site. Voir [Collections et manuscrits] et [Index général de la RAL,M].
Il s'agit de numéros dont le sommaire évolue en fonction des ajouts et des changements qui l'affectent. Ainsi, le numéro spécial consacré à un auteur ou à un ouvrage est le meilleur moyen d'accéder au travail de cet auteur ou à l'évolution d'un ouvrage.


En plus de la possibilité de mettre en ligne des textes dans le site (Textes & Prétextes) et de celle de publier des livres dans les collections du Chasseur abstrait, l'auteur dispose de trois outils: - les [espaces d'auteur] - où il organise un sujet et s'exprime en toute liberté de forme, de fond et de composition;

- les [numéros spéciaux] - qui permettent au lecteur d'appréhender le travail de l'auteur dans sa totalité, y compris ses publications;

- les [sites officiels] - blog ou site plus complexe - où l'auteur présente ou fait présenter son oeuvre.
Publier chez Le chasseur abstrait, c'est disposer d'outils de communication et de publication sérieux, sans compter les salons auxquels nous participons, notamment le Salon du livre de Paris grâce à la bienveillance du Centre Régional des Lettres de Midi-Pyrénées.
Voir [Nos salons]
Nouveautés

— On saura qui est Gor Ur ?
— C'est personne !
— Et si c'était quelqu'un ?
— J's'rais l'dernier à en être informé !

 

 

XVIII - Avec ou sans les dessins ?

Art God Art, Arto l’Art pour les fans, consacrait sa vie à la bande dessinée depuis d’assez longues années pour être complètement passé de mode à l’heure où j’vous raconte. Il portait la barbe courte et l’ongle bien carré. On le voyait à la télé une fois par semaine. Il y donnait son avis sur des questions d’actualité qu’il fallait s’attendre à retrouver dans ses albums une fois que le feu des contradictions et de la mauvaise foi était passé. Il cultivait le retour avec une prudence d’insecte au travail de la charogne. Peu enclin à se livrer, il avait pourtant pratiqué le nombrilisme, en termes sibyllins, dans ces années qu’il fallait considérer comme sa jeunesse même si on doutait de son âge dans le secret des isoloirs. Il avait le sourire en coin et l’œil hagard, connaissait l’Histoire sur le bout des doigts et ne s’aventurait jamais dans les ghettos de l’existence, comme cette Cité dans laquelle il avait vu le jour parce que sa mère était arrivée en bout de course à bord d’un taxi qui n’avait pas été au-delà du seul sémaphore fonctionnant encore selon les recommandations du Ministère des Cas Désespérés. Souvent, il repassait le film sur le mur moite de son salon à usage interne. Il y retrouvait une inspiration dénaturée par le fric et la reconnaissance. L’enfant qu’il avait été pratiquait le funambulisme sur les toits des voitures garées face aux cages d’escaliers peuplées d’oiseaux rares et de petits culs. Il ne se rappelait plus les détails qui l’avaient jeté dans la plus grande angoisse possible, mais tout ceci avait un sens et avait évolué selon la logique de l’envie et de la force pure. Seul face à l’écran parcouru de motifs floraux passablement éteints, il avait du mal à revenir, à retrouver et surtout à comprendre. Depuis qu’il avait le pouvoir insensé de jeter l’argent par les fenêtres, il perdait la consistance même de ces années qui constituaient pourtant le lit de son art, si c’était un art de répondre à la commande par un maximum d’impudeur et des flots de valeurs ajoutées pour la circonstance. Il se vendait bien, Arto, et il gagnait ce que les autres perdaient pendant qu’il réfléchissait au meilleur moyen de mourir jeune à cent ans et plus. Comme il ne vivait pas seul, il était discret sur la méthode et les moyens, ne souhaitant pas mêler les affaires et l’amour. Ç’avait été tellement difficile de tomber amoureux ! Et ça avait coûté tellement cher ! Friand de plaisirs et de commentaires sur le plaisir, il avait calculé la place de cet être avec une précision d’enfer. Il ou elle allait et venait dans un périmètre soigneusement défini par l’exigence de discrétion et de rentabilité. Il souriait quand il ou elle le regardait pour préparer le terrain d’une question somme toute vulgaire et sans intérêt. Il répondait en citant des sommes qu’il avait dépensées pour qu’il ou elle soit heureux(se) et il ou elle se mettait à discuter de la pertinence de ses choix, ce qui le ramenait dans un album où il avait prévu cet instant de bonheur conjugal rattrapé par le temps qui s’était effectivement écoulé depuis. Oui, il avait un problème avec le temps, mais c’était un mal invisible à l’œil nu et jusque-là, personne n’avait encore réussi à avoir avec lui une conversation sensée. Il s’en tenait à l’équilibre à défaut d’une cohérence qui n’intéressait peut-être personne. Il n’était pas compliqué, mais avait du mal à se faire comprendre même à propos des choses les plus simples, alors il jouait avec la patience et les attentes et s’en sortait toujours par une pirouette purement anecdotique.

 


Lire la suite [...]

 

On peut lire tout ça gratuitement si on veut:

Site personnel de Patrick Cintas
bientôt rénové...
Il faut... parce que ça travaille... là!

Site de Gor ur lui-même, pas avare...
généreux même...
pénard.

 

 

 

 

Valérie Constantin, Marta Cywinska, Andy Vérol, Nacer Khelouz, Pascal Leray, Paul de Maricourt, Serge Meitinger, Marie Sagaie-Douve, Patrick Cintas, Benoît Pivert, Oscar Portela, Robert Vitton.

Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste. Ces espaces constituent du même coup le coeur de la revue et leurs projets respectifs nous rapprochent nettement d’une revue qui serait pleinement assumée.

 

 

Nouveautés

 

 

 

Un phénomène majeur
Jean-Michel Guyot

Pour échapper à l’ennui, l’homme ou bien travaille plus qu’il n’en faut (au-delà de ses besoins) ou bien il invente le jeu, c’est-à-dire le travail qui n’est destiné à satisfaire aucun autre besoin que le travail lui-même (entendu comme activité).

Celui que le jeu finit par blaser et qui n’a aucune raison de travailler, il arrive que le désir le saisisse d’un troisième état qui serait ce que planer est à danser, ce que danser est à marcher, un état de félicité tranquille dans le mouvement : c’est la vision que se font artistes et philosophes du bonheur. Frédéric Nietzsche

Spectacle à haute tension, à l’issue imprévisible, mais, dans son déroulement impeccable, réglé comme du papier à musique.

Spectacle vécu au milieu des clameurs d’une foule enthousiaste ou en colère ou bien alors spectacle regardé sur un écran de télévision en direct ou en différé.


Lire la suite [...]

 

Nos enfants en otage - de Françoise Rodary
Jean-Michel Guyot

Les nouvelles de Françoise Rodary, écrites dans un style limpide et incisif, on les dira volontiers réalistes, mais qu´est-ce que le réalisme ? C´est de leur nudité même que ces nouvelles crues et cruelles tirent toute leur force. Elles rappellent l´art de Maupassant, pour leur côté incisif et concis.

L´auteur, toute jeune encore, a été très marqué par la lecture de la nouvelle « Aux champs », qui met en scène un enfant vendu par ses parents à de riches bourgeois. Maupassant met les enfants des deux familles paysannes en scène, leurs sentiments et leurs pensées, il nous les livre, tandis que Françoise Rodary évite soigneusement de mettre en scène les enfants, qui sont les grands absents de ses nouvelles, tout en en étant le motif central. Elle ne plonge pas le lecteur dans une ambiance avec force détails, elle centre son écriture sur le drame, rien que le drame.

Quels sont les moyens littéraires mis en jeu par l´auteur et quel dessein poursuit-il ?


Lire la suite [...]

 

 

 

Meurtre à chèque ouvert
Jean-Claude Cintas

Préambule : Toute ressemblance avec des faits ayant existés ne serait pas fortuite.

 

Chapitre I

 

- Je suis docteur en droit ! Dit-il, la porte tout juste entrouverte. Cette phrase iconoclaste s’extirpait, malgré elle et malgré lui, du monologue qu’il semblait entretenir en son fort intérieur, quelques instants avant que la porte ne s’ouvre ; comme sortie d’un mauvais jeu de rôle. Quiconque aurait, en de telles circonstances, hypocritement usé des mondanités habituelles et dit : « Bonjour. Entrez donc. Prenez place…  ». Lui, non. Où en était-il ? Avant de s’entendre répondre :

- Et bien moi, cheeerrr Maître, depuis que je vous connais, je suis ex-clu-si-ve-ment devenu docteur en signature de chèque d’honoraires, voyez-vous ! Droit dans les yeux et droit dans ses bottes, le client médusé réplique. Il n’a pas encore passé l’embrasure de la porte du bureau poussiéreux de son avocat de divorce. Une fois de plus, ce dernier vient de le faire attendre trois quarts d’heure, dans ce couloir dont la fonction semble être celle d’une salle d’attente. Trois chaises pliantes Ikea, à quatre euros quatre dix neuf pièce, y encombrent l’espace et une table basse presque invisible croule sous vingt centimètres de magazines « peoplelisants » et de journaux locaux cornés par leur ancienneté et jaunis par le maigre rayon de soleil qui ose s’inviter quelque fois dans ce couloir mortuaire.


Lire la suite [...]

Deux chantpoèmes:

Un vrai désir du courage et de l'intelligence
Chantpoème mystique

 

Sérieux patatras dans le « Square des Séries »

 

 

 

Albert Camus - Une littérature solaire
Stéphane Pucheu

D’un milieu très modeste à l’université, de l’apprentissage de la langue à sa conquête, d’Alger à Paris, de résultats remarqués à l’école de la République - accompagnés du soutien de certains professeurs - jusqu’à l’affirmation d’une passion pour la littérature concrétisée par la naissance du triptyque des années 40 - "L’Etranger", "Le mythe de Sisyphe", "Caligula" - , voilà un condensé du parcours camusien, un parcours qui le conduira à devenir un véritable aristocrate de la littérature, la noblesse se définissant par l’appartenance à une élite, par le biais du travail ou du mérite.
En étoffant quelque peu, on peut rajouter un style limpide, fluide, un style tranché, un style en reflet avec le décor qui l’a vu naître, le dépouillement que constituent la mer Méditerranée et le soleil où, finalement, tout a commencé.
La suite des oeuvres d’Albert Camus est plus facilement interprétable, beaucoup moins étrangère en somme.


Lire la suite [...]

 

 

 

 

Nous recevons beaucoup de textes à publier, de livres à chroniquer, de manuscrits à insérer dans nos collections, sans compter la masse incroyable des Communiqués de Presse.

Et pourtant, il faut tout publier, tout ce qui vaut la peine de l'être - il faut parler des livres de nos confrères et des auteurs autoédités, il faut faire circuler les informations. Sans ce travail de fourmis, ce site n'aurait plus de raison d'être.

Nous allons donc nous organiser. Et si vous souhaitez nous aider à gagner du temps, tachez de nous remettre, toujours par email et en pièce jointe:

-- vos textes au format .doc (word) ou rtf.

-- vos images au format jpg (500 pixels minimum).

-- votre musique ou autre son au format mp3 (128 kb minimum).

Évitez les textes inclus dans le corps du email. N'envoyez pas de manuscrit par la poste. Regroupez vos textes au lieu d'en distiller les envois.

T & P Nº 58.

la version "papier" du sommaire.

Format 20x25 cm - 154 pages.
avec 16 illustrations couleur pleine page de Ghislaine Valadou
présentées par Gilbert Bourson.

Dos carré collé.

avec
Josaphat-Robert Large - Cecilia Ambu - Benoît Pivert - Bernard Deglet - Gilbert Bourson - Carmén Váscones - Cécile Commergnat - Christiane Prioult - Daniel de Culla - Daniel Villermet - Paul Aimé Ekoumbamaka - Elkotfi Abd Elkabir - Éric Bertomeu - Fednel Alexandre - Fernando Ruiz Granados - Jean-Paul Gavard-Perret - Jean-Michel Guyot - Françoise Huppertz - Jalel El Gharbi - Jean-Michel Bollinger - Kacem Loubay - Saint-John Kauss - Liliana Celiz - Parviz Abolgassemi - El Hadji Malick Ndiaye - Serge Meitinger - Victor Montoya - Pablo Poblète - Patricia Scholtes - Rolande Scharf - Stéphane Prat - Thomas Vinau - Ulises Varsovia - Patrick Cintas - Francisco Azuela - Ghislaine Valadou.

Prix : 15 euros.
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
Joindre chèque à la commande
Le chasseur abstrait
Textes & Prétextes
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

 

AVEZ-VOUS ACQUIS LE Nº 55 ? ICI

 

Et il en sera ainsi chaque trimestre (janvier, avril, juillet, octobre)

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans T&P pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.

 

 

Publication libre
On consultera avec intérêt
les textes publiés librement dans cette rubrique.

Cliquez ici pour publier

Ou ici pour tout lire

Vos articles, Communiqués de Presse, poèmes, etc.

 

Dernières parutions (moins de 30 jours) :

 

Périodiques "papier"
Un magazine de réflexion et de communication.

Une revue de réflexion et de création.

Une revue pour la version "papier" du site.
En plus des collections du Chasseur abstrait, du papier ! du papier !
Suivez l'actualité de ces 3 revues et participez.

Pour les revues éditées par Le chasseur abstrait, consultez le catalogue et la rubrique consacrée aux revues (chroniques, projets, etc.)

*Nouveauté*

 

Au sommaire du RALMag nº 4

 

 La collection au Salon du livre de Paris.

 Les lauréats des Prix du Chasseur abstrait,

 Les auteurs en signature au Salon du livre.

 

20x25 cm. Dos carré collé. 125 pages couleur + CD.
Présentation de la nouvelle collection NOIR
en vue du prochain salon du livre de Paris
avec Valérie Constantin, Gilbert Bourson, Pascal Leray et Patrick Cintas

Abonnement (mai, novembre [nº double], février) : 60 euros.
Le numéro : 15 euros (mai et février) - 30 euros (novembre).
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
Joindre chèque à la commande
Le chasseur abstrait
RAL,Mag
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

PDF - 18 Mo
Nº 1 - texte intégral.
PDF - 100.4 ko
Sommaire nº 2-3

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans le RAL,Mag pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.
Le numéro 5 en mai prochain.

 

T & P Nº 58.

la version "papier" du sommaire.

Format 20x25 cm - 154 pages.
avec 16 illustrations couleur pleine page de Ghislaine Valadou
présentées par Gilbert Bourson.

Dos carré collé.

avec
Josaphat-Robert Large - Cecilia Ambu - Benoît Pivert - Bernard Deglet - Gilbert Bourson - Carmén Váscones - Cécile Commergnat - Christiane Prioult - Daniel de Culla - Daniel Villermet - Paul Aimé Ekoumbamaka - Elkotfi Abd Elkabir - Éric Bertomeu - Fednel Alexandre - Fernando Ruiz Granados - Jean-Paul Gavard-Perret - Jean-Michel Guyot - Françoise Huppertz - Jalel El Gharbi - Jean-Michel Bollinger - Kacem Loubay - Saint-John Kauss - Liliana Celiz - Parviz Abolgassemi - El Hadji Malick Ndiaye - Serge Meitinger - Victor Montoya - Pablo Poblète - Patricia Scholtes - Rolande Scharf - Stéphane Prat - Thomas Vinau - Ulises Varsovia - Patrick Cintas - Francisco Azuela - Ghislaine Valadou.

Prix : 15 euros.
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
Joindre chèque à la commande
Le chasseur abstrait
Textes & Prétextes
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

 

AVEZ-VOUS ACQUIS LE Nº 55 ? ICI

 

Et il en sera ainsi chaque trimestre (janvier, avril, juillet, octobre)

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans T&P pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.

 

Sans oublier le chantier des
Contenu : Réflexion et création. Numéros thématiques, anthologiques ou consacrés à un auteur, leur objectif est de communiquer le travail des auteurs publiés ou non par le Chasseur abstrait.

 

Voici les Cahiers actuellement en chantier. Vous pouvez apporter votre contribution si le sujet vous motive. Ces Cahiers paraîtront dans le courant de l'année prochaine.

 

 Cahier Nº12 - Serge Meitinger

S'étonner, bornoyer (voir plus haut), capter les "départs du sens", aller vers ce "livre de raison", l'oeuvre de Serge Meitinger relève aussi de l'autobiographie. Dans ce Cahier, nous avons la prétention de suivre ce cheminement où "rien n’est assez singulier d’où l’exigeante instance du verbe".
Le raccourci ci-dessous est à mettre en parallèle avec les livres publiés chez le Chasseur abstrait : Bornoyages du champ poétique - L'homme de désir - Les oeuvres du guetteur - et le très beau Un puits de haut silence.

Chrono-bio-bibliographie
de Serge Meitinger

21 avril 1951 : Naissance à Coatsero en Ploujean (petite commune rattachée depuis à Morlaix (Finistère), et qui vit naître en 1845, le poète Tristan Corbière). Mon père, Robert, Serge, né à Paris et ma mère, Georgette, née à Saint-Quentin (Aisne), étaient venus s’installer en Bretagne quelques années auparavant parce que mon oncle qui travaillait avec mon père avait épousé une Morlaisienne (mon oncle, tôlier, et mon père, peintre, tenaient une petite carrosserie automobile). Le nom de « Meitinger » signifie « originaire de Meitingen », petite ville de Bavière peu éloignée d’Augsbourg. Je n’ai pas reconstitué le cheminement de Meitingen à Morlaix : mon grand-père (Maximilien, Alexandre) et son père (Louis, Firmin, Napoléon) sont nés en France, dans la région parisienne, au milieu et à la fin du XIXème siècle. Mon grand-père est mort, blessé de guerre (gazé), le 11 janvier 1919.

1951-1968 : enfance et adolescence à Morlaix ; quelques voyages à Paris et à Saint-Quentin avec ma mère dans ma petite enfance pour traiter par rayonnement dit « solaire », à l’Hôpital Saint-Louis (Paris), l’angiome plan de ma joue gauche. Grandes vacances au bord de la mer, non loin de Morlaix (Primel-Trégastel, Locquirec).

1961-1968 : de la 6e à la terminale, au Lycée Tristan Corbière de Morlaix, baccalauréat A en 1968, seul bac de l’histoire sans épreuves écrites !

1966-1968 : Premier journal et un « roman » intitulé : Père qui es-tu ? Quelques poèmes. Contacts épistolaires avec Armand Lanoux à qui j’envoie des nouvelles pour la revue « À la page » qu’il dirige. Été 1968, premier séjour en indépendant à Paris, en partie chez ma grand-mère.


Lire la suite [...]

 

 Cahier Nº13 - La série à l’index

Appel à contributions

Ceci n’est toujours pas une série

LA SÉRIE À L’INDEX

 

Argument

En octobre 2008, paraissait chez le Chasseur abstrait éditeur un volume collectif, n°9 des Cahiers de la Ral,m, intitulé « Ceci n’est pas une série ». Célébration du tricentenaire d’un mot (le signifiant « série », 1708), l’ouvrage a été conçu tout à la fois comme cahier de création et un lieu de réflexion.

L’histoire de ce jeune mot se caractérise en effet par ses incessantes promenades entre la recherche scientifique (Varignon, d’Alembert, Diderot, Lamarck, Fourier, Comte, etc.) et la création artistique (Nerval, Monet, Proust, Boulez, Butor, Soulages...) Il ne serait que joie et découverte, entendons-nous, si l’aube du XXe siècle n’en avait fait le terme de l’automatisation industrielle. De la « fabrication en série » à la « série télévisée », ce qui était initialement le terme d’une différenciation graduée d’éléments liés entre eux par un principe commun est devenu répétition du même, témoignant d’une transformation épistémologique liée, en quelque chose, à ce qu’on peut appeler « société de grandes séries ».

La série à l’index poursuit l’exploration entreprise dans le cahier n°9, « Ceci n’est pas une série », entre recherche et création. Sont particulièrement sollicitées : échelles de cordes, études sur les glandes occipitales du dromadaires, analyses calmes du chaos, figures partielles et altérées. C’est dire si ce cahier, plus encore que son prédécesseur, a vocation à la transdisciplinarité. Et si l’on se refuse à poser des limites a priori au domaine de validité qui se dessine dans le creux du cahier à venir, c’est avant tout pour poser la série [l’exercice de la série comme critique de la limite.

De là découle une proposition sur laquelle il conviendra de s’arrêter – un temps [notion qui ne saurait se départir de la célèbre « Momentform » initiée par le compositeur Karlheinz Stockhausen] : l’absence de la série est un cercle vicieux. Proposition qui reste purement spéculative, peut-être, mais qui esquisse la forme générale sérielle du cahier en préparation.

 

Fiche technique

Parution du cahier : printemps 2010.

Date limite de dépôt des contributions : 31 décembre 2009.

Domaines requis : Arts plastiques, musique, vidéo, littérature, recherche fondamentale (sciences humaines et sciences exactes), recherche appliquée (idem), témoignage, enquête journalistique, signification informelle.

 

Webographie

Cahier n°9, « Ceci n’est pas une série » [présentation]

Cahier n°9 [chez Amazon]

Anthologies sérielles

Patrick Cintas, Antimesse pour Stockhausen

Pascal Leray, Portrait de la série en jeune mot

 

 

 

 Cahier Nº14 - Gilbert Bourson


Gilbert Bourson dans "Joséphine la cantatrice" de Kafka.

Gilbert Bourson a occupé le terrain du théâtre pendant près de trente ans. Ses innovations et son influence se font encore sentir dans les mises en scène et les interprétations du moment. Entre autres commentaires, Jean Ricardou et Michel Arrivé se sont chargés de laisser une trace de cette œuvre accomplie à Genevilliers. La compagnie Signes a cessé son activité il y a peu et depuis, Gilbert Bourson s’adonne presque exclusivement à la poésie qu’il écrit avec une réussite tranquille et des précisions de détails qui saisissent la lecture comme les embruns inoculent le goût des voyages et de l’immobilité. Le Chasseur abstrait a entrepris de publier cette œuvre en cours. Car il s’agit bien d’une nouveauté dans la longue carrière artistique de ce septuagénaire qui n’a pas l’intention de se laisser noyer par la tentation d’une auto-archéologie encline au ressassement en lieu et place de l’assouvissement constant des facultés créatrices. Gilbert Bourson est un poète qui fut un homme de théâtre, metteur en scène, dramaturge, comédien, directeur du groupe Signes et grand amuseur de la cité de Genevilliers et de sa voisine aux gentilés toujours reconnaissants si on les rudoie verbalement. Bruxelles, plus charmante et plus prédisposée à employer son intelligence collective à bon escient, salua aussi Un cœur simple, d’après Flaubert, mis en spectacle par le groupe Signes de Genevilliers. Cette aventure fut collective et Francine Sidou-Bourson y joua plus que l’indispensable.

S’il s’agit ici de citer quelques-uns de ces spectacles, c’est pour montrer clairement à quel point, selon le contraire des idées courantes, la littérature et le choix des textes mis en jeu relève d’un art et non pas d’une simple emprise, qui serait désuète, sur l’esprit de divertissement qui broie la création au profit de la rigolade. Ce qui n’empêcha Signes de mettre à l’épreuve la capacité de rire franchement au spectacle de la littérature, comme le souligne le critique belge en première page du Soir : drôlerie irrésistible, binôme qui définit le regard que Gilbert Bourson porte sur les grands textes de la littérature. On aurait d’ailleurs tort de parler d’ironie, sans doute parce que l’ironie n’est pas une fête. En marge, Jean Ricardou ennuyait le public avec son Flaubert et du coup, la représentation passait pour un exutoire nécessaire. C’est aussi dans l’idée de Gilbert Bourson d’imposer le rythme d’un esprit aussi éclairé que celui de Ricardou et d’affronter carrément le public pour lui imposer, mine de rien, un rythme encore plus exigeant de titillations.

Entre chefs-d’œuvre de la clairvoyance, citons :

Concert Rabelais, jeu de Gilbert Bourson, mis en scène par Francine Sidou sur une dramaturgie de Jean Molina – 1994.

Joséphine la cantatrice, d’après Kafka, idem – 1992.

Les fables de La Fontaine, spectacle interprété par G. Bourson – 1996.

Hérodias, de Flaubert, mise en scène de G. Bourson et F. Sidou – 1998.

La tentation Saint-Antoine, idem – 1995.

Mon cœur mis à nu, d’après Baudelaire, mise en scène de F. Sidou avec J. Molina – 1993.

Le château des Carpates, de Jules Verne, avec une musique de Frédéric Aulnette.

Maldoror, d’après Lautréamont, musique de Jean-Claude Biquand.

Une saison en enfer

Poupée, de et par Gilbert Bourson – 1999.

Thyeste/Atrée, d’après Sénèque, traduction et mise en scène de G. Bourson.

La croisade des enfants, de Marcel Schwob, mise en scène de G. Bourson.

Gestes et opinions du Dr. Faustroll, ’pataphysicien, d’Alfred Jarry, avec une critique de Michel Arrivé parue dans la Quinzaine littéraire.

— Et un Mallarmé que Gilbert Bourson considère comme le chef-d’œuvre de Signes.


Gilbert Bourson et Catherine Jacobsen dans "Herodias" de Flaubert.

On retrouvera Gilbert Bourson dans le numéro double 2-3 du RAL,Mag en novembre prochain, qui sera essentiellement graphique et proposera donc de la mise en scène. Puis, dans le numéro 4 (février 2010), qui sera sonore dans sa plus grande partie, la version sonore du Mallarmé qui marque un moment important à la fois de la carrière et de la vie de Gilbert Bourson.

Si le Cahier « Bourson » rendra effectivement un compte précis de cette aventure sur les planches, avec force documentation écrite et photographique, l’essentiel consistera à présenter les quatre ouvrages publiés par le Chasseur abstrait (voir chez Amazon.fr). À une époque où la poésie fricote encore avec le populisme côté jardin et l’intellectualisme côté cour, Gilbert Bourson persiste à la croire assez drôle et tellement irrésistible qu’il en écrit le meilleur, se plaçant d’emblée auprès des fines fleurs de la littérature contemporaine une fois épurée de sa constante inclination académique et commerciale. La poésie, si elle existe, n’a pas besoin du vulgaire ni du pensum. Pas plus que de l’entre-deux-eaux. La joie c’est tout le pavé du corps/ lancé dans la vitrine de la vie/ qui retombe/ en laissant la cassure affirmée d’une étoile/ en forme d’étreinte/ qui dit je vois rouge/ et revient se poser/ sur le licol du souffle frappé de paroles/ au galop de ton ombre. Nuance.

Patrick Cintas.

 

 Cahier Nº15 - Ratimir Pavlovic


Masahiko Doh - Montagnes au matin.

La poésie de Ratimir Pavlovic est saisissante. Sa pensée rayonnante. C’est de ce saisissement et de cette clarté communicative que naît une littérature « religieuse », non pas sans Dieu, mais en dépit de ce qu’il représente, qu’on y croit ou pas.

Cette littérature contient dans deux livres majeurs que je tiens toujours à portée de main : La Pensée créative et scientifique contemporaine, paru chez Mélis, constitué essentiellement d’entretiens avec des prix Nobel et des académiciens, et Des aventures du fleuve ne restent que des cailloux (collection Nouvel art du français), recueil de poèmes ou plus véritablement livre de poésie. Dans un Chant pour le feu, l’intuition du poète s’associe à une sensibilité de fleur de peau :

Fier de posséder toutes les orientations
le feu se dirige toujours vers le haut.

Archéologue de la verticalité
dont les nuits sont la face cachée.

****

Dans un grand parc de Kyoto
Masahiko Doh observe l’écorce d’un vieil arbre :
message palpable de son silence.

Une pareille fulguration me confirme dans ma conviction que la véritable humanité, dans son sens esthétique, est comprise entre le Japon (celui de Rikyu entre autres thés) et l’Afrique (celle des Noirs sans les contraintes absurdes de l’Islam et de la Chrétienté). Cet intervalle infini par définition se retrouve dans ces pages ciselées que le déplacement nourrit d’images toujours associées à la pensée sans jamais tomber dans la métaphore des fabulistes ni dans les phénomènes des non moins désuets chroniqueurs. Pas de rire ici, encore moins de l’ironie, mais toujours cette joie dont rien ne parle mieux que

Le soleil [qui] brûle la peau du temps
qui se montre nu
sur les plages du quotidien.

JPEG - 21 ko

Jean Orizet écrit dans sa préface à la Pensée créative et scientifique contemporaine paru chez Mélis :

[...] Quand Ratimir demande à Dominique Fernandez : « Qu’est-ce que que le poète aujourd’hui ? », l’écrivain hasarde ce propos : « Il me semble que le poète est quelqu’un qui voit le Monde d’un oeil neuf ». Comment ne pas être d’accord avec une telle proposition ?

Pour autant, gardons-nous de toute autosatisfaction. Les poètes ne sont pas les seuls à voir le Monde d’un oeil neuf. Les hommes de science, eux aussi, ont une vision aiguë et novatrice de l’Univers sous toutes ses facettes, tout en intégrant à leur réflexion des éléments qui relèvent de la philosophie, de la morale, de l’éthique et de la poésie. Là est le coeur de la recherche que mène Ratimir Pavlovic depuis un quart de siècle, avec cette notion de pensée créative et scientifique.

Mais ne nous y trompons pas : il s’agit moins d’épistémologie — même si une réflexion sur la science est contenue dans la démarche en question — que d’une problématique s’appliquant à mettre en évidence les « interférences » entre l’art et la science, « où le philosophe est le miroir intérieur idéal du créatif et inversement ».

En 1985, un premier entretien entre Ratimir Pavlovic et le Professeur Jean Bernard allait donner corps à cette notion de « Pensée créative et scientifique contemporaine ». Il serait suivi, en 1987 d’un entretien avec Jean Dausset, prix Nobel de Médecine, et de beaucoup d’autres. Le mouvement était lancé. Il se poursuit.

Pour en revenir à la poésie, il est intéressant de noter que le grand hématologue qu’est Jean Bernard a toujours été passionné par elle, au point de publier un livre sur les rapports des poètes avec le sang, une « poétique du sang » pourrait-on dire. Jean Bernard s’est attaché, par exemple, à la relation de Paul Valéry avec la biologie : « J’ai repris La jeune Parque, écrit-il, et je me suis aperçu que c’est un poème totalement ensanglanté... Le sang joue un rôle énorme en poétique. »

À « l’étincelle d’immortalité » par laquelle Jankélévitch caractérise la poésie, Ratimir Pavlovic répond en évoquant cette même poésie comme « la parure la plus précieuse de l’esprit humain ». Je souscris volontiers à l’une et à l’autre de ces propositions. Qu’on me permette, pour conclure, d’en ajouter une, personnelle : en ce début du troisième Millénaire, la raison d’être de toute poésie est de retrouver la voie/voix du Monde et de la Vie. Même désespérée, la poésie reste une possible religion de rechange, moins au sens d’un sacré susceptible de relier l’âme à Dieu ou à un dieu... ou à des dieux, que par référence à une attitude intellectuelle et morale qui pourrait devenir une règle de vie aidant à l’épanouissement de la personne humaine ; en somme : un humanisme. Sachons-le : Ratimir Pavlovic est un humaniste, doublé d’un exceptionnel passeur. On le verra dans ce livre.[...]

JPEG - 38.1 ko

Jean-Claude Renard écrit : [...]Le propos de Ratimir Pavlovic me paraît être de tenter sans cesse de répondre à la « question ouverte / de l’Homme » en trouvant le « Chemin / hors de lui-même : / (le) sentier des Autres. Aussi faut-il, selon lui, aller « à la recherche de la chaleur / du coeur terrestre », « effacer son nom (...) pour devancer le Chemin » et marcher « vers la forêt de l’avenir ». D’où « le désir indomptable » du poète de « lancer la ligne » grâce à laquelle, trouant le « lit de néant », il réussit à « pêcher » le microcosme dans le macrocosme et le macrocosme dans le microcosme. Le rôle de la parole poétique qui, chez Pavlovic, est également celle du philosophe, consiste ainsi – comme par un mystérieux regard pareil au langage profond du silence où « le temps n’éclaire que par son absence » – à révéler les secrets de cet « ancêtre toujours futur et présent » qu’est l’Univers. Car le Tout se masque sous ses fractions infimes et infinies sinon même sous le rien.

Il s’ensuit que les poèmes de Pavlovic ressemblent à des sortes d’instantanés photographiques dont l’immobilité recouvre énigmatiquement un mouvement permanent de traversée vers les zones les plus intimes et les plus singulières du monde et de l’humanité – et contribuent à empêcher l’Homme de se changer en « antiHomme ». Comme le lui déclarait, au cours d’une interview, le professeur Jean Bernard, il existe dans la science ainsi que dans la création artistique, outre une « extraordinaire alliance du hasard et de la raison », « une relation très étroite entre sang et poésie », due au fait qu’ il y a « des centaines de millions de combinaisons de groupes sanguins » : ce qui signifie que « chaque homme est un être différent des autres ». Ratimir Pavlovic le sait. C’est pourquoi l’on peut, semble-t-il, appliquer à son oeuvre ce qu’il a lui-même écrit de Kisling en notant que, comme celui-ci, mais avec et dans des mots, « il saisit, simultanément, par son intuition, la plénitude essentielle et existentielle des êtres et des choses : c’est-à-dire qu’il voit et pense absolument ». (Ratimir Pavlovic ou le chemin hors de lui-même)[...]

Le cahier « Pavlovic » cherchera à capter cette postulation originale qui a convaincu bon nombre d’excellents esprits que Ratimir Pavlovic est un grand poète digne de notre confiance.

Allez acquérir ses deux livres et revenez avec vos belles et pertinentes propositions pour constituer et enrichir ce quinzième Cahier de la RAL,M.

Patrick Cintas.

 

 Cahier Nº16 - Femina

Valérie Constantin - Une des illustrations de "première nudité" de Marta Cywinska.

 

Femina, un cahier au féminin, espace de réflexion sur la création au féminin.
Ce projet s’adresse à des femmes plasticiennes, écrivaines, musiciennes, etc., des femmes qui veulent montrer leur création et qui veulent en parler.
Montrer son travail, le dire et échanger avec les autres participantes sont le crédo de cette aventure.
Très souvent l’art au féminin est taxé de féministe. Pourquoi ou pourquoi pas ? Chacune pourra apporter sa réponse.
Que votre discours soit philosophique, existentialiste, esthétique, psychanalytique, etc. , que vous soyez le maître de votre art ou que vous utilisiez votre art pour survivre, que votre sujet de prédilection soit l’intime ou un regard sur le monde, - qui que vous soyez venez vous exprimer et partager.

Le but de ce Cahier est de réfléchir à l’acte créateur et à son genre si il existe.
Le Cahier nº3 : Femme(s) et Créativité se terminait avec le texte de Daniela Hurezanu : Que veut dire créer ?
Le Cahier Femina va tenter d’apporter des réponses, les réponses des actrices de la création.

 

 Marie SOUMEILLAN

 

La RAL,M c'est maintenant

un site tentaculaire

et trois revues en papier.

Un extraordinaire moyen de communication
gratuit
proposé par Le chasseur abstrait.

 

Outils
Publier ET Communiquer
Pas de communication sans outils performants.
Que vous soyez auteurs chez Le chasseur abstrait
ou ailleurs
éditeurs, diffuseurs, chroniqueurs...
N'hésitez pas : c'est gratuit !
Le Portail du Chasseur abstrait a commencé il y a plus de dix ans avec les sites de ses créateurs :

Valérie Constantin & Patrick Cintas ont été rejoints il y a peu par Pascal Leray qui entretient un blog richissime que nous vous proposons de découvrir. Vous pouvez y participer librement.

À noter que les auteurs publiés par Le chasseur abstrait peuvent disposer de notre hébergement pour installer leurs sites officiels s'ils le désirent.
Galerie de Valérie Constantin
! Auteur du Chasseur abstrait !
Consulter le catalogue

Dans tous ces livres, la caractéristique commune est le rejet de l´illustration, au sens traditionnel du mot, c´est à dire une illustration servile et littérale, qui a pour fonction principale celle d´adapter l´écrit au lecteur.

Ici, l´illustration est parallèle au texte. Le texte et l´image vont de pair. Ils sont associés de telle manière que l´on ne lit pas l´un sans regarder l´autre. C´est leur globalité qui s´offre au regard du lecteur.

C´est ce que je cherche quand je mets en image un écrit.

Lorsque une lecture m´émeut, me bouleverse, m´ensorcèle, j´ai besoin de la traduire, de l´écrire avec les mots qui sont les miens : la ligne, le point, la couleur.

Cette rencontre avec un autre artiste va générer toute une angoisse liée à la création même : les tâtonnements, les inquiétudes, les détours, les directions, les découvertes. Jusqu´à trouver les matières, les rythmes, les couleurs, la composition. Jusqu´au moment où ça y est, c´est ça... où l´objet-texte est devenu l´objet-œuvre... où l´image dit ce que le texte suggère... où l´osmose est créée... où le texte illustré peut être proposé à l´écrivain, au poète. Alors une autre histoire commence...

Ce que je recherche dans ma démarche de peintre illustrant (au bon sens du terme), c´est que mes images rendent l´œuvre nécessaire.

Valérie CONSTANTIN

 

Blog de Pascal Leray
! Auteur du Chasseur abstrait !
Consulter le catalogue
La princesse néantiste me fait de grands signes, m’invitant à l’écouter. Je me prends avec elle à imaginer une femme (elle lui ressemble assez, d’ailleurs) qui se tord de douleur sur un banc, à un rond-point, le journal de la veille sur les genoux. « Comment se peut-il qu’une fraction de l’univers, si infime soit-elle, puisse rester dans l’ignorance de telle autre, pour éloignées qu’elles paraissent ? » Car l’univers est un, un comme la vérité est une, n’est-ce pas ? La princesse rit de sa voisine, qu’elle appelle Aine, je crois. Or, le journal relate ce jour-là un fait dont elle a été le témoin quelques jours auparavant. Un accident dont il lui était assez pénible de se souvenir. Mais la réalité de l’article et celle de la photographie ne correspondent en rien à ce qu’elle a vu elle-même. Le jour et l’heure ne sont pas les mêmes, d’autres détails divergent. « L’accident relaté dans le journal ne doit pas être le même que celui dont j’ai été le témoin », se dit-elle. La princesse nous mime majestueusement les attitudes embarrassées de sa voisine, nous nous tordons de rire ! Mais l’accident relaté dans le journal ne peut pas être un autre que celui auquel elle a assisté. Alors, elle lit l’article en boucle, tout en cherchant à se rappeler ce qu’elle a vu. Chaque détail qui lui revient en mémoire, elle le soumet à une critique rigoureuse, puis cherche de cet élément une trace dans l’article pour comparer les deux versions.

Extrait de L’accident récursif L'oeuvre de Pascal Leray a fait l'objet d'un "numéro spécial". On y trouvera sa participation évolutive à la RAL,M et le catalogue de ses oeuvres publiées par Le chasseur abstrait :

 


Blog de Patrick Cintas
! Auteur du Chasseur abstrait !
Consulter le catalogue
L'idée d'enfermer le monde dans un bocal pour que les autres puissent le contempler à travers les imperfections de transparences héritées de choses aussi bornées que la langue, la littérature, est sans doute la première qui vient à l'esprit quand le moment est si mal choisi d'annoncer qu'on a décidé de devenir écrivain. Annonce faite à soi-même d'abord, rarement avec autant de sincérité auprès des autres, leur farouche opposition est un avertissement. L'effort d'abstraction venait de cette lutte où l'allégorie servait de prétexte à l'analyse qui détectait en vous une ironie prometteuse de conflits sinon insurmontables du moins destructeurs et par conséquent mesurables. Que de temps passé encore à appliquer des lois apodictiques aux gouttes de sang versées dans ces inutiles mais inévitables conversations de tous les jours! Le prix fut exposé sur la porte de votre chambre. Vous n'entriez plus dans les lieux de votre chance sans calculer la croissance phénoménale de cette nouvelle existence. Il s'agissait bien de raconter une histoire qui ne fût pas seulement la vôtre.

Le Portail du Chasseur abstrait héberge d'autres sites d'intérêt : Galerie Artistasalfaix - galerie d'art actuellement indisponible pour cause de maintenance.

Bortek - site de théâtre en attente de propositions sérieuses.

Dictionnaire philosophique de Voltaire - un des grands succès de notre site (plus de 3000 téléchargements quotidien) - On peut lire cet énorme ouvrage en ligne et télécharger l'oeuvre intégrale au format PDF.

Sur Blogg.org - un blog de nouvelles pour diffuser aussi sur d'autres canaux moins spécialisés.
Voir le [menu en haut de page], avant dernière ligne.
Nous vous invitons à découvrir ce mois-ci le Dictionnaire philosophique de Voltaire (lecture en ligne et téléchargement gratuits).
Dictionnaire philosophique
de Voltaire
Le philosophe n'est point enthousiaste, et il ne s'érige point en prophète, il ne se dit point inspiré des dieux; ainsi je ne mettrai au rang des philosophes, ni l'ancien Zoroastre, ni Hermès, ni l'ancien Orphée, ni aucun de ces législateurs dont se vantaient les nations de la Chaldée, de la Perse, de la Syrie, de l'Égypte et de la Grèce. Ceux qui se dirent enfants des dieux étaient les pères de l'imposture; et s'ils se servirent du mensonge pour enseigner des vérités, ils étaient indignes de les enseigner; ils n'étaient pas philosophes: ils étaient tout au plus de très prudents menteurs.[...]

Distinguons dans tout auteur l'homme et ses ouvrages. Racine écrit comme Virgile, mais il devient janséniste par faiblesse, et il meurt de chagrin par une faiblesse non moins grande, parce qu'un autre homme, en passant dans une galerie, ne l'a pas regardé: j'en suis fâché, mais le rôle de Phèdre n'en est pas moins admirable.[...]

Voir aussi Wikipedia

Services gratuits
Les outils de communication du Portail du Chasseur abstrait sont très utilisés en ce qui concerne: [S'inscrire à la newsletter] [Recommander le site] [Contact] [Fil RSS] [Liens] [Sites choisis]. Voir le [menu en haut de page], dernière ligne. Ces outils sont en effet communs à tous les sites. On a l'habitude de s'en servir et on en mesure très bien l'utilité.

Nous avons souhaité mettre à la disposition de nos lecteurs deux outils moins fréquemment rencontrés sur les sites :

[Communiqués de Presse] & [Publication Libre]

Une explication s'impose :
Communiqués de Presse [Communiqués de Presse]
Le CP, Communiqué de Presse, est sans doute l'outil de communication le plus efficace et le moins onéreux. Ce qui explique sa très fréquente utilisation par tous ceux qui souhaitent communiquer des informations publicitaires ou autres.

Nous recevons nous-mêmes par email quelques dizaines de CP chaque jour - sans nous plaindre de cet assaut quotidien qui ne constitue en rien un abus à nos yeux. C'est bel et bien de la communication venant d'éditeurs et d'auteurs qui souhaitent à bon droit faire passer une information sur le média inconstestable qu'est notre Portail du Chasseur abstrait.

Hélas, nous ne pouvons assumer la tâche considérable qui consisterait à mettre en ligne, chaque jour, ces nombreux et utiles CP.

Nous mettons donc à la disposition de ceux qui souhaitent faire passer leur message un outil facile d'utilisation et efficace en toute liberté - à savoir notre système de "Publication libre"...
Publication libre [Publication libre]
Le principe est simple :

Notre page "Publication libre" offre à l'utilisateur 6 rubriques pour publier ses CP, ses articles, sa musique, ses images, etc. :

Littérature - Arts plastiques - Musique - Idées - TAZ (Zone d'autonomie temporaire) - Communiqués de Presse.

Si vous choisissez de publier un CP, il sera mis en ligne dans la rubrique "Communiqués de Presse" - voir [menu en haut de page] - et lisible, après modération, par tous nos lecteurs.

Si vous publiez un poème, une image, de la musique, votre article sera mis en ligne à la rubrique "Publication libre" - voir menu en haut de page - en attente d'être publié au sommaire mensuel ou directement dans la rubrique correspondante (poésie, essais, etc.) - voir "index général de la RAL,M" dans le [menu en haut de page].

Salle de Presse
Quelques explications.
Pourquoi...? Comment...?

 

 

Le mois prochain
Nouveautés de la RAL,M
Pas un mois ne passe sans cette hyperactivité qui caractérise Le chasseur abstrait et ses amis auteurs et lecteurs. Des années qu'on s'échine et qu'on s'organise dans une joyeuse confusion...! Personne ne peut dire qu'on n'a pas fait du chemin...! C'est le genre de la maison...!

Nous serons au

Pour en savoir plus, voir plus haut notre RAL,Mag nº 4.

 

oOo

 

Veuillez bien noter :

 

oOo

 

Vous êtes auteur chez le Chasseur abstrait?

Construisez  votre [espace d'auteur] - où vous organisez un sujet et vous exprimez en toute liberté de forme, de fond et de composition

et même

votre [numéro spécial] - qui permet au lecteur d'appréhender votre travail d'auteur dans sa totalité, y compris vos publications

ou encore

votre  [site officiel] - blog ou site plus complexe - où vous présentez ou faites présenter votre oeuvre.

C'EST GRATUIT
ET C'EST BON POUR LA COMMUNICATION

Entrez dans la RAL,M
4000+ articles et documents
4000+ images et mp3

[Le sommaire]
le 15 du mois
news + une revue "papier"
[L'index]
plan du site
toutes les rubriques
[Au jour le jour]
articles récemment publiés
l'actualité du site
[Catalogue]
collections, genres
auteurs publiés

 

Google:


En librairie urbaine

 François Richard
Francois_Richard
et Christophe Laurentin
Christophe Laurentin
Chez "La boîte à livres"
libraire à Tours.
Site

photo ©christophe-laurentin
 Gilbert Bourson
Gilbert_Bourson
Librairie de Paris - Gallimard
place de Clichy
à Paris.
Site

photo ©jean-claude-cintas
 Frank Ferraty
Frank Ferraty
Chez Martin-Delbert
libraire à Agen.
Site

____


Pas encore abonné ?
Pour en savoir plus.

____

Prix
du Chasseur abstrait
15 février 2010

Prix Chasseur de roman
Prix Chasseur de nouvelles
Prix Chasseur de poésie
Prix Chasseur d'essai

Pour en savoir plus.

____

Indispensable

Un feuilleton de
Patrick Cintas

 Lire dans la RAL,M
On peut aussi acheter
les 8 premiers épisodes

chez Amazon.fr

___

Nos livres en vrac
Cliquez sur l'image


















































































































Les 30 articles les plus lus

1 - Forums en perspective
2 - Nº 46 - Spécial Robert Vitton
3 - Baise de rue
Télécharger gratuitement le PDF (139Kb)

4 - DjangodOr France le lundi 14 décembre 2009 à l’Alhambra (Paris 10ème)
5 - Le livre d’artiste
6 - Nick Yougquest y Kundalini
7 - Regard sur l’art et portraits d’artistes - n° 3
8 - Poesía Boliviana Contemporánea
9 - Nº 39 - Hiboux 68 avec Robert Vitton et Jean-Claude Cintas.
10 - Les fées
11 - Avec l’arc noir - Wassily KANDINSKY - 1912
1,89 m x 1,98 m - Huile sur toile
Centre Pompidou

12 - Alfred de Musset - L’enfant de la génération sacrifiée
13 - Les carrés gris sur fond gris de Régis Jauffret
14 - L’écriture du « mourir » dans Poésies de Claude Roy
15 - Humainisme
16 - Entredeux
17 - Philippe Jaccottet : une poésie habitée par le chant et l’image - Marina Ondo
18 - Première partie
19 - Un vrai désir du courage et de l’intelligence
20 - À la vie À la mort
21 - Stéphane Mallarmé : fragments
22 - Notions de culture en Afrique noire : réalités et expressions sociales
23 - Je demande
24 - Meurtre à chèque ouvert
25 - David Leddick : The Male Nude, Köln, London, Madrid, New York, Paris, Tokyo, Éditions Taschen, 2000.
26 - Annonciation. Anges et épées
Traduction intégrale par Marie SAGAIE-DOUVE

27 - II - Ni pour tout l’or du monde
28 - Regard sur l’art et portraits d’artistes - n° 2
29 - Nº 49 - En rev’nant du Salon
30 - Le sujet romantique au XIXe siècle et le politique
2009 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Le chasseur abstrait éditeur - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

sarl unipersonnelle au capital de 2000 euros - 494926371 RCS FOIX

Le 15 du mois - Direction: Patrick CINTAS -

Copyrights: - Le site: © Patrick CINTAS. - Textes, images, musiques: © Les auteurs ou © Le chasseur abstrait (eurl). - Logiciel: © SPIP.

Téléphone: 06 88 13 62 43

[Email]

Dépôt légal: ISSN: 1697-7017